# 9

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Nous marchions ainsi pendant quelques instant, partageant quelques phrases et – surtout – écouter les blagues absurdes du frère d'Emmanuel. Je dois avouer que ça met une certaine ambiance, mais je me concentrais plutôt sur ma façon de marcher, question de ne pas refaire une chute sur le sol.
C'est fou comme il parle, ce garçon ! Ça en ai presque incroyable ! Je constatai avec aise que ces deux frères ne se ressemble pas du tout. Emmanuel est plutôt réservé, mystérieux et calme, je dirais. Son frère, lui est un tantinet surexcité et lance des blagues inutiles à tout bout de champs, mais cela n'est pas déplaisant. Emmanuel à la classe et son frère paraît plutôt frêle. Samuel possède des cheveux incroyablement noirs et son frère, ils se trouvent à être blond.
Mais il y avait quand même certains traits du visage qui effleuraient la ressemblance. Leur nez, tient. Je sais que ça paraît ardus de comparé cette partie du corps, mais ils ont le même nez fin et délicat. Leur lèvres se ressemblent également. De belles lèvres sensuelles, je dois dire. J'ai aucune idée pourquoi, mais penser ça me gêne un peu.
- Ça va ? Demanda Emmanuel, inquiet.
Et c'est alors que j'entendis souffle de un rire qui frôlait l'idiotie retentir à mes oreilles.
- Elle était en train d'épier ta sublime beauté, mon frère !
J'ai beau bien l'aimer, mais parfois, il est plus qu'agaçant ! Sale frimeur, vas !
Je rougis alors comme une pivoine de la racine des cheveux jusqu'aux pieds.
- Je... non. Je pensais, c'est tout, m'offensai-je, le fusillant du regard.
Une moue apeurée se dessina doucement sur le visage de Samuel tant dis que je le regardai d'un regard d'encre.
- Elle me fait peur, Em !
Je pouffai.
Moi ? Une minable vivante qui réussis à faire peur à un fantôme ? J'aurais tout entendus !
Emmanuel roula les yeux, mais sembla ne pas vraiment s'intéresser à notre dispute enfantine. Il semblait pensif, plutôt. J'avais beau faire d'énorme efforts pour atteindre son regard, je ne réussis simplement pas. Il cachait décidément ses traitres yeux.
J'ai alors finis par céder, déçus.
Regrettait-il de m'avoir emmené avec lui ? De vouloir me montrer quelque chose de nouveau qui risque de n'être pas très très habituel ?
Hébétée, silencieuse et pensive, je continuai ma marche incroyablement maladroite, me tenant entre deux frères attachants. Il ne faisait pas encore sombre, mais je pouvais bien voir que le ciel devenait de plus en plus ténébreux. J'ai alors, à l'instant, pensé à ma mère. Elle paraissait tellement anodine devant ces deux être – si je peux me permettre de les appeler ainsi, cela va de soit ! – qui m'entouraient. L'école me paraissait complètement absurde et les rigolades de Maxime aussi. Tout me paraissait négligeable !
Alors que je continuai à marcher, Emmanuel s'arrêta net que je fus alors fracassé contre son dos, et lança un regard complice à son frère. Il se retourna, me mit sur mes pieds en un rien de temps et sourit.
- Voilà, nous sommes arrivés !
Je regardai aux alentours. Il y avait... beaucoup d'arbres, certes. Des buissons, de la terre, du gazon... Tout ce qui a de plus banale, quoi !
- Ah... marmottai-je, déçus.
Les deux frères se lancèrent un autre regard complice.
Et alors, je vus Samuel disparaître, comme s'il avait traversé un mur invisible. Je restai tétanisée, inquiète, en quelque sorte. Figée, restant de marbre, le regard tétanisée, je regardais l'horizon de la forêt sans fin.
J'avançai enfin le pied pour passer une main soucieuse dans le vide, croyant ainsi pouvoir atteindre une porte ou un mur, ou quelque chose comme ça. Mais rien ne se produit. J'ai crus bon penser que j'avais carrément hallucinée.
J'entendis alors les rires d'Emmanuel, essayant de se retenir.
- C'est pas drôle ! ( moment de silence ) Est-ce que j'ai rêvé ou il a réellement passé à travers... euh... l'air... ?
Le blond plissa le front, décontenancé, on dirait et chuchote :
- Mais de quoi parles-tu, Tracy ? S'étonna-t-il, surpris.
Je restai cloitrées sur le sol, déroutée. J'avais bel et bien hallucinée. Mais c'est alors que Emmanuel se mit à pouffer que je ris égoïstement.
- Ha ha ha ! C'était très drôle, je me roule sur le sol ! Ironisai-je.
Il s'approcha doucement de moi.
- Ne le prend pas comme ça, Tracy ! Marmonna-t-il avec des accents mielleuse dans la voix.
Je soupirai. Il réussissait toujours à me reconquérir, lui !
- Prend ma main, m'ordonna-t-il soudainement.
- Hein ? Demandai-je, décontenancée.
- Obéis, tu vas voir.
Et c'est les sourcils froncés que je pris possession de sa main. Ça n'était pas du tout désagréable, non, mais ça me rendais mal à l'aise... Mon rythme cardiaque se mit soudainement à accéléré.
Il se tourna vers moi, me regardant profondément dans les yeux, posant ses mains autour de mon visage, comme auparavant.
- Tu es prête ? Me demanda-t-il, un tantinet inquiet.
Ses yeux étaient vert.
Hésitante à le lui répondre, je pinçai les lèvres. Je voulais savoir ce qui se trouvait derrière se mur caché, certes. Mais qu'est-ce qui m'empêchait de vouloir y aller ?
- Tu es bien sûre de vouloir y aller ? Me questionna-t-il ensuite.
Oui, je veux bien, mais une partie de moi même n'ai pas prête à affronter ce monde. Le monde des morts, à vrai dire.
Je penchai ma tête en guise de désolation.
- Je n'en sais rien... Je... il fait bientôt soir et j'ai promis à ma mère de rentrer à une heure convenable... expliquai-je, maladroite.
Il finit par sourire, amusé.
- Mais qu'est-ce qui te fait rire ?
Il pinça les lèvres, hochant le menton.
- Rien... Allez, je dois te ramener à la maison saine et sauf ! Il y aura d'autre occasion pour que je te montre mon chez moi, dit-il, me réconfortant.
Je restai étonnée devant cette phrase.
Je n'avais pas vraiment pensée à cela, devant l'irréaliste que j'ai été offert, mais en méditant bien sur ce fait, j'aurais voulus reculer sur ma décision précédente et d'y retourner. Mais au lieu de ça, je me tus.
Nous avancions, côtes à côtes, dans les bois, discutant de tout et de rien. En fait, rien d'assez intéressant à son sujet. Je voulais toujours en savoir trop sur lui, et pour lui, c'est un défaut. Je l'embête probablement avec tout mes interrogations à son égard et c'est pourquoi je n'ai pas insisté pour qu'il se taise avec ses absurdes questions sur ma minable vie, aucunement fantastique.
Par contre, en se moment, je regrettais fortement de ne pas avoir acceptée et me sentis aussitôt coupable. C'est vrai, je lui pose toutes sortes de questions et maintenant, il est prêt à me faire visiter son monde. Le monde des morts, des fantômes. Cela fait plutôt insipide de dire ça, parce qu'il n'avait pas du tout l'air d'un mort, à vrai dire. Plutôt d'un Dieu, je dirais.
Et à ce sujet, je devrais calmer mes ardeurs. Mes pensées ne sont pas trop acceptable envers lui. Mais je dois l'avouer, il n'est pas du tout comme les autres garçons de mon école. Certes, cela va de soit ! La vie était quasiment banale à côté de la mort, tant que je me demandais si je ne préférais pas cette voix.
Si Emmanuel m'entendrait, il me tuerait ! Enfin... Pas exactement.
Arrivé à la maison, je saluai aimablement ma mère, qui celle-ci fut assez surprise de ma soudaine euphorie. Et c'est en lui donnant un baiser sur la joue que je montai prendre ma douche, ordonnant à Emmanuel de ne pas bouger et de m'attendre là. J'ai aussi crus bon ajouter que ce ne sera pas trop long. Je ne suis pas pour le faire languir, dans ma chambre, quand même !
En espérant qu'il n'osera pas fouiner dans mes affaires !


# Posté le samedi 26 juillet 2008 19:46

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:42

# 10

# 10
La chaleur de l'eau bouillante m'apaisait drôlement plus vite que je ne le croyais et c'est alors qu'une question me passa à l'esprit : comment Emmanuel est-il mort ?
Je sais bien qu'en ce moment, il n'a plus de vie – si je puis me le permettre – mais un frisson à traversé ma colonne vertébrale lorsque je pensai ces mots. Et Samuel avait la même age que lui, à ce que j'ai pus constater. Ils sont donc mort en même temps. Mais c'est la raison de cette soudaine mort qui me rongeait le plus.
Je n'arrivai pas à me faire d'hypothèse malgré le temps que ça me prit pour l'accomplir.
Je sortis donc, pressée, de la douche, m'habillai, me peignai les cheveux et me brossai les dents. Arrivée dans ma chambre, je l'aperçus sur un chaise dans le coin de ma chambre, attendant calmement.
Me voilà ! Souris-je, me dévoilant.
Il posa le regard sur moi, un sourire narquois aux lèvres.
- Oh ! Va-y, moque-toi de moi ! Soupirai-je, apercevant mon horrible pyjama rose.
Il se mit à pouffer et c'est alors que je soupirai, exaspérée.
- Tu me l'as autorisé ! Explica Emmanuel, rendus sur mon lit.
Je le rejoins donc, un mince sourire aux lèvres.
- J'avais oublié à quel point c'était long, pour une fille, prendre une douche.
Je ne sus que répondre d'un simple sourire, obnubilé par cette affreuse question qui me trottait dans la tête. Je ne saurais comment aboutir à la lui poser et j'imagine que c'est un souvenir crucial et délicat, mais je devais la lui poser. Je craignais tout de même de le blesser.
- Tracy, ça va pas ? M'interrogea-t-il, curieux et emplie d'inquiétude.
Je me tus, puis m'assis en indien devant lui, ne regardant que mes mains. Je le vis insister le regard et c'est en prenant un grande inspiration que je réussis en vain à parler.
- Emmanuel...
Eh bien... Parler est un grand mot.
Il hocha le menton, curieux.
- J'aimerais de poser une question, finis-je par rétorquer, confiante.
Il sourit.
- Je suis tout oui !
- Tout ?
Insistai-je.
Son sourire s'effaça et c'est alors qu'il comprit que ma question n'allait pas être très réjouissante.
Soupirant, sur ses gardes, il hocha le menton, acquiesçant.
- Tu dis que tu as dix sept ans. Ce qui signifie que tu... à perdus la vie, en quelque sorte, à cet âge, expliquai-je. C'est bien jeune, comme âge, pour mourir.
J'eus beaucoup de mal à utiliser ce terme bien que ça n'a pas parut une seconde.
Il s'est contenté de souffler un petit «ah» avant de soupirer, regardant par la fenêtre.
- Et ton frère... Lui aussi, est mort en même temps que toi, ou...
- Il est mort quelques jours après moi... confirma-t-il, d'un tond indescriptible.
J'acquiesçai, pinçant les lèvres. J'eus peur de lui demander qu'elle avait été la cause de cette perte de vie, mais il à aussitôt ouvert la bouche.
- Notre vie n'a pas toujours été facile, Tracy. Nos parents avaient.... un certain problème d'alcool et ils étaient incontrôlable lorsqu'ils étaient ivres, expliqua-t-il, me regardant droit dans les yeux. Je voulais m'enfuir, partir loin de là, mais je ne voulais pas abandonner Samuel, seul avec eux. Nous sommes donc partis ensembles, mais la police a réussis à l'attraper, mais pas moi... J'étais maintenant seul, et les coups de mes parents sur Sam ne cessaient d'obnubiler mes pensées. J'en avait assez, c'était finit pour moi. Et c'est là que j'entendais des voix autours de moi, je voyais une ombre effrayante à chaque fois que la grande aiguille indiquait minuit. Je me suis dit que j'hallucinais, que c'était complètement faux et je portais ça sur le dos du manque de sommeil. J'étais rendus complètement fou, que je me suis dis. Mais c'est quand cette ombre noire s'est approchée de moi que je ne me croyais plus aussi fou. Il a alors vu le chagrin dans mes yeux. Il voyait que la mort ou la vie n'importais peu, pour moi et a aussitôt prit possession de mon âme.
Un frisson à aussitôt parcourus ma colonne vertébrale. Je tremblai sans en être conscience, fascinée, terrifiée, dégouttée, de son histoire.
- Et... Qu'en est-il advenus, pour Samuel ?
Il ferma les paupières, inspira profondément et les rouvris.
- Lorsque mon corps a été retrouvé, mon frère était détruit complètement. Je l'observais de par la fenêtre et tentais de le persuader que je vais bien. Que l'ombre m'a redonner vie. Mais c'était faux... Je n'avais pas bien compris. Je criais à tu-tête, mais c'est lorsque j'ai voulus le toucher que ma main à passé au travers de son corps. Et là, j'avais compris.
Des larmes coulèrent sur mes joues, n'en pouvant plus de se retenir.
Après quelques jours de martyrs, Samuel s'est enlevé la vie...
Je posai une main sur ma bouche, hoquetant de terreur. Je n'avais jamais entendus quelque chose de plus horrible que ça. J'avais cette soudaine envie de le prendre dans mes bras tant que son chagrin me faisait souffrir. Je n'avais jamais pensée à quel point ça l'aurais pu être horrible et je m'en voulus de lui avoir poser la question. Je m'en veux terriblement ! Je voulus lui dire, mais rien ne sortit de ma bouche.
Et alors, je ne pus me l'empêcher. Je m'approchai de lui et, doucement, je le serrai dans mes bras, enroulant mes bras autour de son coup.
Au départ, il a parut surpris, mais a finit par lover ses bras autour moi, les mains dans mon dos.
J'eus alors peur qu'il sente le rythme cardiaque de mon c½ur, mais je restai là, sans rien dire, le serrant contre moi.
Après plusieurs minuits ainsi, j'ai crus bon le lâcher pour retourner à ma place initiale, rouge comme une tomate.
- Nous devrions peut-être changer de sujet... proposa Emmanuel d'un faible sourire.
J'acquiesçai d'un hochement de menton.
Un silence s'installa dans la pièce et il a aussitôt eu l'idée de le briser.
- Tu as la capacité de me voir et également de me toucher, c'est très étrange...
Embarrassée, je penchai la tête.
Il sourit.
- Ça fait si longtemps que je n'ai pas eu un seul contacte avec un être vivant, lança-t-il en prenant ma main de la sienne.
Mon coeur eut aussitôt un raté.
- Approche, m'ordonna-t-il d'un sourire.
Je n'avais pas remarquer à quel point je m'étais éloignée de lui, après cet accolade.
Et c'est d'un centimètre que je me rapprochai de lui.
Il ferma les paupières, soupirant d'un sourire, hochant la tête, comme découragé, mais amusé.
- Plus près.
Et j'ai alors décidée de m'avancer jusqu'à lui, assez près, je dois dire...
Il sourit, puis, reprit possession de ma main, la caressant d'un ½il attentif.
Il n'a aucune espèce d'idée de l'effet qu'il me procure ! Mon coeur allait sortir de ma poitrine et des frissons traversèrent mon corps à chaque secondes.
J'étais complètement crispée.
Il continua ses caresses et à promener sa main sur mon avant bras, du bout de ses doigts.
- Tu sais que Samuel t'as trouvée super charmante, dit-il de son beau sourire.
Ça me pris quelques secondes pour retourner à la réalité.
Enfin, presque la réalité... J'était tout de même en train de parler avec un fantôme !
- Ah oui ? Ne sus-je que répondre.
Il acquiesça.
- Il t'aime bien.
- Moi aussi, je le trouve gentil. Parfois agaçant, mais gentil !

Il rit.
- Oui. Malgré le passé, il est resté tel qu'il est et a continué de sourire.
Là, je restai sans mot, ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. Je finis pas adresser un mince sourire sur mes lèvres.
Il avait arrêté ses caresses et j'eus alors l'audace de prendre, moi-même, doucement, possession de sa main et, du bout de mes doigts, je caressais le creux de celle-ci. Il se concentra sur la miennes, ne disant rien du tout, restant de marbre, comme tétanisé.



SUPERR MONTAGE FAIIT PAR ELLE <3

# Posté le lundi 28 juillet 2008 11:28

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:43

# 11

# 11

- Et... cet ombre, c'était quoi ? Osai-je, interdite.
Il releva la tête, craintif. Oui, parce que ses yeux étaient verts.
- La mort...
Je me figeai sur le champ, stoppant inconsciemment mes caresses. La mort... Cela avait provoqué des frisson sur mes bras. J'avalai ma salive.
- Alors... la mort est une... personne ? Balbutiai-je.
Les tremblements dans ma voix me trahissaient sans remords.
- Oui. La mort choisit le chemin à prendre pour chaque personne sur cette terre.
- Dis donc ! Elle en a, du travail ! Plusieurs, même des centaines de personnes meurent en même temps, sur la terre.

Je tentai désespérément d'ajouter des accents d'ironie dans ma voix, mais une fois encore, ma voix chevrotait, me trahissait.
Il hocha le menton.
- Oh, mais ses plans sont déjà forgés d'avance. Je ne suis pas certain de la manière dont elle met tout ça à exécution, mais ceux qui ont fait leur temps, part...
Une question me traversa l'esprit, mais j'eus peur de me tromper royalement et d'avoir l'air d'une belle idiote ! Mais elle me tracassait bien trop pour la laisser tomber si bonnement. Je commençai peu à peu à en venir au sujet principal.
- Alors... tout les morts deviennent un fantôme ? Ça veut dire que si je voudrais voir mon père, je...
Il me coupa d'une main.
- Tu te trompes... La mort elle-même choisit ses prisonniers.
Je plissai le front.
- Ses prisonniers ? Questionnai-je, enlevant ma mains dans la sienne, tournant la tête sur la gauche, plissant le front, intriguée.
J'ai peur de trop l'agacer.
- Non... sourit-il. J'aime bien cette sensation, dit-il en reprenant ma main.
Je souris apaisée.
Il entremêla mes doigts aux siens et les examina minutieusement, curieux. Cela me fit aussitôt rire. Cette réaction ressemblait à celle qu'eut Tarzan lors de la rencontre avec Jane. Je le laissai mener son examen, souriant.
Mais c'est lorsqu'il posa ses lèvres sur ma main que j'arrêtai aussitôt de sourire, me concentrant à respirer normalement.
Je me raclai la gorge, plutôt embarrassée de ce silence agaçant
Une douleur au dos me valut une grimace et c'est là que je pris place à ses côtés, assez proche de lui. Je regardais partout mise à part lui. Mais son humeur m'intéressais beaucoup plus que la piètre décoration de ma chambre. Je posai donc mon regard sur lui, qui était en train de me reluquer sans gêne, curieux. Mes yeux restèrent plongés dans les siens et mon coeur battait la chamaille. Ça en venait assez agaçant, merci !
Ses yeux avait un mélange de marron et de... Je n'arrivais pas vraiment à identifier l'autre, dépourvus du mélange. Je plissai le front, me concentrant de plus en plus sur cette couleur qui m'agaçait au plus haut point.
- Mais qu'est-ce que fais là, Tracy ? Rit Emmanuel, repoussant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille qui me valut un frisson.
Je détournai à l'instant mon regard, gênée.
- Je... Je tentais d'identifier la couleur de tes yeux, bafouillai-je, lèvres pincée.
Un sourire se dessina sur le portrait magnifique de ses lèvres.
- Et de quel couleur sont-ils ? Me questionna-t-il, craintif.
- La couleur marron apparaît, mais la suivante m'échappe. Le mélange... Ce n'est pas exacte.
Il mit sa mains dans mes cheveux et les caressa doucement. De son autre libre, il la leva et la posa sur ma joue, et du bout de ses doigts, caressa les traits de mon visage, les promenant. Mon coeur eut un raté et des frissons ne cessaient de parcourir mes bras et mon dos. Ses doigts s'arrêtèrent sur mes lèvres, contournèrent son contour et à l'instant même, je me figeai, tel le marbre.
- C'est si étrange, pour moi... chuchota-t-il, plissant les yeux, sourcil froncés, intrigué.
Et de même !
Je ne sus quoi dire et de toute manière, si j'aurais voulus, ne serait-ce qu'un seul mot, j'en aurais été tout simplement incapable. Je suis incorrigible !
J'eus la soudaine envie de m'approcher et de l'embrasser, mais je n'en eus pas l'audace. Au lieu de ça, j'eus le courage d'approcher ma main et de la poser délicatement sur sa joue. Il ferma soudainement les yeux et colla son front au mien. Je décidai de poser mon autre main sur son autre joue et de fermer le smiens également. Je pouvais sentir son souffle sur mes lèvres, son odeur chatouillant mes narines, me faisant tourner la tête.
Par chance que je ne me tenais pas sur mes pieds, j'aurais eu droit à une belle chute sur le sol !
Mon coeur battait si fort que j'eus peur qu'il l'entende. Je penchai la tête, approchant mes lèvres des siennes, de plus en plus... mais il se régressait doucement, craintif.
Aussitôt, j'entendis des pas lourd monter les escaliers.
Me secouant la tête, je repris mes esprits et me rassis, le dos adossé contre ma tête de lit.
Ma mère ouvra la porte.
- Ça va, ma chouette ? Me demanda-t-elle en m'apercevant. Tu m'as l'air plutôt... Tu es malade ? Finit-elle par me demander spontanément, apercevant ma moue, qui je dirais...
En fait, je n'ai aucune idée à quoi je ressemble.
Je fronçai les sourcils, non sûre de ce qu'elle voulais entendre par-là. J'entendis Emmanuel souffler un rire.
- Oui, je vais bien, maman, je t'assure. Je... je suis seulement anxieuse, pour mon oral, mentis assez maladroitement.
Un lumière passa devant ses yeux et c'est là qu'elle compris.
- Ah ! Souffla-t-elle comme si elle venait de comprendre une blague. Alors, c'est ces marmonnements que j'entendais, des escaliers !
Je plissai les yeux.
- Tu... tu m'espionnais !? M'exclamai-je, incapable de me retenir.
Elle a aussitôt regrettée d'avoir poser le pied dans ma chambre.
- Je... non ! C'est que... À un moment, tu avais cessée de parler, je m'inquiétais, c'est tout ! Se défendit-elle, aussitôt malaisée que moi.
- Et ce n'est pas plutôt le contraire, qui t'inquiète !
Elle soupira, exaspérée, peinée, on dirait. J'eus aussitôt pitié d'elle. Elle n'avait rien fait de mal, c'est vrai. Elle ne fait que s'inquiéter, c'est moi qui fabule pour rien.
- Je m'excuse, maman...
Elle parut étonnée devant ma faible phrase, mais a finit par afficher un sourire enjouée sur ses lèvres et a déposée un brusque baiser sur mon front, chuchotant «ne te couche pas trop tard, ma belle», me laissant seule dans ma chambre. Enfin... seule est un grand mot !
Il était toujours à mes côtés, souriant paisiblement.
Alors là, tu m'as impressionné ! Tu as mise ton orgueil de côté et tu lui a fait des excuses ! S'étonna-t-il, sourcils haussés.
Je soupirai levant les yeux au ciel.
- Tracy, il est tard, maintenant, je dois partir. Et tente de te reposer pour ton soit disant oral, chuchota-t-il, posant une main délicatement sur ma joue, souriant.
Je fronçai les sourcils.
- Déjà ?! M'étonnai-je, déçue.
Il eu un sourire narquois avant de me désigner du menton le cadran. Il était bel et bien vingt trois heures trente. Déjà !? Ça a passé d'une rapidité déconcertante, dois-je avouer ! Bien qu'en sa présence, j'ai l'impression qu'on arrête carrément le temps.
Je soupirai, nettement désappointée. Et c'est alors qu'il déposa doucement ses lèvres sur mon front. J'en eus aussitôt le tournis.


SUPERR MONTAGE FAIIT PAR ELLE <3

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 09:04

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:51

AWEE !

AWEE !

BON. JE DOIS METTRE QUELQUES CHOSES AU CLAIR. JE N'AI PLUS INTERNET. MON ORDINATEUR - JE SAIS ABSOLUMENT PAS POURQUOI - NE MARCHE PLUS. J'AVAIS TOUT DEDANT. J'AI BIEN ESSAYER DE LA CONTINUER LE MIDI À L'ÉCOLE, MAIS MON HORAIRE EST TRÈS CHARGÉE ET QUE 35 MINUTES, UN MIDI, ÇA NE ME SUFFIT PAS.

JE TROUVE ÇA TRÈS DOMMAGE :( ELLE ME MANQUE BEAUCOUP. LORSQUE J'AURAI INTERNET DE NOUVEAU, JE M'Y ATTAQUE, ESPÉRANT QUE VOUS NE LÂCHER RIEN.

BiiZOUE.




DE RETOUR

# Posté le vendredi 01 août 2008 13:59

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:29