# 5

# 5

Des images de la soirée qui venait de s'écouler ne cessèrent de tourner, comme un film, dans ma tête. Tout, sans exceptions. Et c'est alors que je compris...
Emmanuel était différent des autres garçons. Certes, cela va de soit ! Mais pas ce genre de différence, non... Une différence hors de l'ordinaire. Il a un prénom qui date du moyen âge, mais possédait un âge acceptable. Personne ne pouvait le voir, ni l'entendre, ce qui justifie le pourquoi me voulait-il à une heure si tardive. Le soir, il n'y à personne, ou presque, qui déambule dans le parc et si quelqu'un m'apercevait parler complètement seule, je n'aurais l'air que d'une folle à lier, comme il a si bien dit. Il sait certaines chose sur moi que j'ignore d'où il tient, mais j'ai une théorie, là-dessus. Si personne ne peux le voir, il s'amuse donc à espionner les gens ! Mais moi, j'ai la faculté de le voir, sans une explication assez convenable pour le justifier. Voilà pour sa réaction si étrange, le premier jour où je l'ai rencontrer ! Il à été surpris que je puisse l'apercevoir, moi, seule et non les autres. Les idées m'étaient plus palpable, désormais, mais je tenais encore à des explication de sa part.
Mais ce qu'il est ne saute surtout pas aux yeux. Ça, il va devoir me l'expliquer en long et en large !
Ravie d'avoir répondus à mes propres questions, la conscience moins chevauchée, je décidai en vain de m'endormir pour de bon. J'en avait grandement de besoin, comme il avait cru bon souligné.
Je sombrai dans un sommeil sombre, presque inconsciente.

Une lueur limpide, bleuâtre, me réveillai et c'est en gémissant que je me tournai difficilement vers la droite. J'eus bien crus bon effacer la soirée d'hier soir, de me la remémorer de fond en comble, je n'arrivais pas à trouver ça irréaliste. Certes, ce l'était ! Mais mon imagination me joue souvent des tours ! Peut-être que je suis délurée mental, qui sait ? J'aurais bien aimée ne pas croire la veille, mais mon cerveau refuse d'engendrer ce geste. Emmanuel n'est pas un être ordinaire, loin de là. Mais ce qu'il est m'échappe, tout de même.
N'ayant plus la faculté de me rendormir, je me jetai, faible, hors du lit., m'étirant. Emmanuel ne cesse d'obnubiler mes esprits et ce n'est pas très acceptable. Il n'est pas complètement faux que de rencontrer un garçon de ce genre est très rare... en fait, c'est carrément impossible ! J'ai juste eu un peu de chance... mais pourquoi est-ce moi que le destin a choisit ? Je suis la seule qui à la faculté de le voir. Cela s'annonce plus irréelle que les petites sottises qui se passe dans ma chambre : la fenêtre ne cesse de s'ouvrir sans explication potable, tout n'est plus a sa place habituel. Parfois, il y a même la présence du vent, mais les fenêtre sont closes.
Je me figeai, méditant sur mes phrases précédentes.
Emmanuel...
Soudain, un bruissement provenant de la fenêtre me valut un cri strident, mais renfermé. En apercevant le sublime blond, je posai aussitôt ma main sur ma bouche, étouffant mon cri.
- Je t'ai encore fait peur ! Fanfaronna Emmanuel d'un sourire victorieux.
Si je ne me retiendrais pas, je lui sauterais au coup tant il me rendait heureuse, mais je m'abstins, m'assoyant, crispée, sur mon lit.
- Est-ce trop tôt ? S'inquiéta-t-il, plissant le front.
- Non ! Confirmai-je, un peu trop convaincante à mon goût.
Il sourit, restant assit au cadre de la fenêtre. Je voulus lui parler d'une manière ferme et dure, menaçante, à voir, mais je n'y arrivai pas. Je voulais des explications et, j'en suis certaine, il le savait. Je soupirai, méditant sur le comment allais-je débuter ce sujet.
- Je crois que ma chambre est hantée, commençai-je en jetant un coup d'oeil à mon bureau de travail. J'étais sûre d'avoir mise la photo de mon père juste là, au coin de la table, continuai-je en plissant les yeux, curieuse de voir ce qu'il allait rétorquer.
Il pouffa.
- Et tu crois aux fantômes, toi ? Ricana le blond, bien que je suis sûre qu'il en ai certain.
Pourquoi ne croirais-je en pas leur existence ? Osai-je, interdite.
Il leva les yeux en l'air, comme pour réfléchir un bref moment, puis revint à moi, souriant.
- Je commence à être réellement irritée de toutes tes plaisanteries, Emmanuel, tu me fous la trouille !
- Et tu crois réellement que c'est moi, qui fait tout ça ?
Il ne semblait pas se moquer de moi, là. Il était plutôt sérieux.
Je baissai le yeux sur le sol avant de répondre.
- Je...
- Oui ?
Demanda-t-il sur un registre trop insistant.
Je levai alors le regard vers lui, maintenant ses yeux rendu bleu océan, exactement comme la première fois où je l'ai rencontrer.
- J'en suis certaine, confirmai-je d'un tond ferme, mais emplie de crainte.
Ses yeux perçants s'emparèrent des miens et je ne pus échapper à son regard.
J'avalai ma salive et commençai à trembler, sans avoir une explication valable. Je serrai la mâchoire vigoureusement trop fort que j'en ressentis une certaine douleur.
Il a alors envoyé son regard de par dessus ma tête, ne visant rien en particulier, me lançant un bref et minable « désoler ».
Mes tremblements avaient alors cessés et je me détendis, mais pas en entier.
- Quel est la vraie couleur de tes yeux, osai-je, interdite, timorée.
- Elles varies avec les sentiments que je ressens, dit-il, hésitant.
- Et le bleu, ça veut dire quoi ?
Je ne le regardai pas exactement dans les yeux, lorsque ma phrase a rétorqué dans la salle.
- Plutôt anxieux... intrigué, avoua-t-il fermement.
J'acquiesçai d'un hochement de tête.
- Et qu'est-ce qui t'intrigue ?
Il inspira profondément, tournant lentement le regard.
Je me mise à l'extrémité de mon lit, comme ça, il me sera plus aisée d'analyser ses expressions.
- Pourquoi donc as-tu la faculté de me voir, c'est simplement impossible ! S'emporta-t-il, mâchoire serrée.
Il était maintenant rendus à mes côtés, mais à une distance plus qu'acceptable de moi.
Méditant, je pinçai les lèvres, ne trouvant aucune réponse convenable à sa question.
- Alors, c'est vrai ? Personne ne te vois ? Demandai-je à faible voix, si bas qu'on aurait presque dit que je chuchotais.
- Tous le monde, mise à part toi !
- Et que crois-tu ? Pourquoi suis-je capable de te voir ?
Il posa le regard à ses doigts, jouant avec. Il médita un instant, puis se lança.
- Je n'en suis pas certain. En fait, j'ai fait plusieurs hypothèses là-dessus, mais aucune n'était passable.
Il soupira, irrité.
- Et ça t'agace, que je puisse te voir.
C'était plutôt une confirmation qu'une question. Les tonalités de ma phrase frôlaient la déception, bien que j'ai crus bon essayer de les camoufler.
Il parut étonné.
- Bien sûr que non, Tracy ! Que dis-tu là ? Tu es absurde ! (il se détendit légèrement et un sourire apaisé se dessina sur le portrait de ses lèvres.) En fait, ça m'amuse... Tu ne peux pas savoir à quel point c'est horrible, d'être ce que je suis. Enfin, pas si terrible que ça, mais la vie est bien meilleure.
Je plissai front et nez et penchai doucement la tête sur le côté, abasourdie. Là, je pus constater qu'il a aussitôt regretté ses paroles.
- Et qu'es-tu, en vérité ? Osai-je, maladroite.
Il ne pipa mot, me regardant de manière sévère.
Le silence s'installa aussitôt dans la pièce et c'est alors que des craquements retentirent des escaliers. Mon coeur à aussitôt fait un tour et c'est empressée que je me glissai sous les couvertures, le coeur palpitant.
Emmanuel s'assit alors à l'extrémité de mon lit, léger comme l'air, puis regarda ma mère entrer dans la chambre, un plateau de nourriture dans les mains.
J'ouvrai alors les yeux entièrement, la toisant, me souvenant de la veille.
- Bonjour, mon ange, murmura-t-elle de sa belle voix. Tiens, je me suis dit que tu avais peut-être un petit creux. Je t'ai préparé des crêpes avec du chocolat fondant au dessus, comme tu les aimes ! Continua-t-elle, s'enthousiasment.
J'évitai son regard et me tournai vers la gauche, la fuyant.
Je l'entendis soupirer, exaspérée et déposer le cabaret sur ma table de nuit. Elle repartit alors à pas trainant et disparut de ma vue. Et si elle croit m'amadouer ainsi, elle se met le doigt dans l'oeil !
- La pauvre... Elle les a fait avec amour et c'est de même que tu la remercie ? S'enquit Emmanuel, rendus assez proche de moi.
Je frémis, sentant son bras frôler le mien.
- Ça va ? S'inquiéta alors le blond.
- Oui, je... Ça va, oui, bredouillai-je minablement.
Ça lui prit plus d'une minutes à en être complètement persuadé, puis il finit par se détendre, s'emparant de l'assiette de crêpes pour la poser devant nous, souriant comme un enfant.
- Alors, tu manges ?
- Je n'en veux pas, de ses crêpes idiotes !
M'entêtai-je en croisant les bras.
- Oh ! Cesse donc de faire des enfantillages et avale ça ! Insista Emmanuel, tentant de faire son possible pour me faire manger un morceau qu'il avait coupé.
- Arrête, je suis collée de partout !
Il rit, cessant alors son jeu et avala le morceau. Je ne sais pas à quoi vraiment je m'attendais, mais je parus très médusée en constatant qu'il pouvait manger.

Je me ressaisis alors, secouant la tête, m'essuyant la bouche à l'aide de mes manches.
- Regarde ce que tu as fait ! L'accusai-je en désignant l'alentour de ma bouche remplie de chocolat.
- Oh, ce n'est pas si mal, tu sais !
J'observai alors la couleur de ses yeux, curieuse.
- Et quand ils sont marrons, ça veut dire quoi ?
Il sourit.
- Que je suis plutôt apaisé, lorsque je suis heureux.
Je souris, gênée.
Maintenant, j'eus la mauvaise idée de lui demander de quel couleur sont ses iris lorsqu'il est amoureux. Je m'abstiens, cela va de soit ! Je serrai plutôt les lèvres, regardant partout, tout sauf lui. Mais cependant, Emmanuel m'examinait de fond en comble, me scrutant sans permission, interdit. J'étais plutôt embarrassée de le voir mener un examen sur moi, comme tel. Je passai ma main dans derrière mes oreilles, question de ramener mes cheveux qui voilaient maintenant mon visage qui était devenus pourpre. Je l'entendis souffler un rire, puis, sentant le lit bouger, je me retournant, me demandant alors qu'est-ce que diable pouvait-il faire.
Il ne se gênait pas pour scruter ma chambre, regarder se qu'elle contenait. Il s'arrêta devant la photo d'un homme : mon père... Il plissa le front, intrigué.
- C'est ton père, confirma-t-il le regard scotché au cadre.
J'acquiesçai, neutre.
Il a finit par céder le regard pour continuer son examen.
- Ne te gênes surtout pas ! Ironisai-je en voyant sa main ouvrir un tiroir.
Je me jetai hors du lit pour stopper celle-ci avant de voir un visage d'étonnement de sa part. Il garda ma main dans la sienne, la tripotant d'un ½il attentif.
J'étais complètement décontenancée, mais j'imagine que je vais devoir me familiarisé à ses inhabituels habitudes. Je le laissai donc faire, trouvant ce geste assez agréable. Il finit par s'interrompre, irrité. Il soupira puis se dirigeai vers la fenêtre. Je me précipitai vers luid 'un pas pressé.



Montage by me

# Posté le lundi 21 juillet 2008 13:14

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:36

À la nuit tombée.

À la nuit tombée.
A la Nuit Tombée



Ma solitude est un gouffre dont le fond noir,
Abime tremblante sous le vent de l'hiver,
Chaque jour,doit subir les assauts d'une mer,
Dont l'écume blanche n'apporte que désespoir.

Mon corps tout entier vibre d'une triste plainte,
Que nul tendre baiser ne saurait contenir,
Tandis que je sens en moi tomber et mourir
les dernières bribes de cette passion trop vite éteinte.

A peine ais-je vu les oiseaux des merveilles,
qui de mon esprit hantent les brumes glacées,
que Mélancolie, ce démon qui me surveille,

Les emmène voler ailleurs, hors de porté
de mes doigts. Ces mots tendres à la nuit tombée,
Que ma bouche brûlante rêverait d'embrasser






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Je suis tombée par hasard sur un blog, Ancholia, et j'y ai trouver un poème et j'en suis tout de suite tombé amoureuse.
Vous ne trouvez pas qu'il est tout simplement magnifique ?

# Posté le lundi 21 juillet 2008 19:49

# 6

# 6
Il soupira puis se dirigeai vers la fenêtre. Je me précipitai vers lui d'un pas pressé.
- Mais...
- Je reviendrai
, me coupa-t-il avec un accent de promesse dans la voix.
- Mais quand ? M'inquiétai-je
Il me regarda sévèrement, mais il finit par s'attendrir, me voyant désespérée comme tel.
Il rigola.
- Tracy... commença-t-il avant que je ne le coupe.
- Et tu ne m'as toujours pas rélévé comment tu sais tout ces choses, sur moi !
Il haussa les sourcils.
- Je t'en ai beaucoup trop appris, sur moi, aujourd'hui.
Je penchai la tête vers le sol, déçue.
- Ça veut dire que tu ne reviendras pas aujourd'hui...Il sourit, puis osa la main sur ma joue, mais la retira aussitôt en pensant son geste.
- Ne t'inquiète pas, ça passera plus vite que tu ne le pense ! Me rassura le blond, prêt à sauter de la fenêtre.
Je le dévisageai.
- Mais comment as-tu fais pour sortir d'ici, hier soir ? M'étonnai-je en regardant la distance entre la fenêtre et le sol.
Et il roula les yeux pour ensuite bondir par la fenêtre. Affolée, je regardai de part celle-ci. Il était intacte, paisible et sur ses pieds.
Seigneur ! Je ne m'y habituerai jamais !
Je me retournai, désespérée, puis regardai ma chambre, accablée. Je sens que ma journée va s'annoncer plus qu'ennuyante.
J'ai fini par avaler mes crêpe – elles étaient délicieuses, en fin de compte – , mais je ne suis descendus qu'une seule fois au premier et c'était un appelle de la nature. J'ai écouter ma musique le son au max pour faire apprendre à ma mère ma colère.
Mais la principale chose à quoi j'ai fait, c'est de penser... Oui, vous devinez probablement de qui je parle, bien entendus. J'ai fait confirmation sur le sujet de l'espionnage à mon égard. Il s'amusait donc à faire cela ! Mais je suis restée perplexe sur une chose.
Est-il présent lorsque je m'habille ?
Rougissant de la racine des cheveux jusqu'aux pieds, bien que je sois seule, je pinçai les lèvres. En espérant qu'il n'ait pas oser, sale pervers !

La fin de la soirée, je l'ai passée étendue sur mon lit. Emmanuel était la star de mes songes, évidemment. À chaque minutes, j'épiais la fenêtre, question de voir s'il n'allait pas surgir. Mais il ne l'a pas fait, à mon grand accablement. Je suis resté étonnement déçus devant son absence, même s'il avait souligné ne pas revenir de la soirée.
Finalement, rester dans sa chambre pendant toute une fin de semaine allait être plus abstrus que ça en a l'air, mais je ne cèderai certainement pas. Ne croyez pas que je vais la laisser gagner ainsi !
Et de plus, Emmanuel n'a même pas manifesté sa présence le lendemain non plus. Il avait promis de revenir ! Je ne restais pas du tout euphorique de sa trahison, bien qu'il avait promis qu'il allait revenir. Si ça se trouve, il pourrait revenir dans cinquante ans !
Mon soupir fut désespérément trop long et je me suis à l'instant laisser tombé dans mon lit, regardant inutilement le plafond. Si minutieusement que j'en remarquais certains détails que jamais auparavant je n'avais eu l'honneur de remarquer.
Les mains écrasées par ma tête, je chancelais, fulminant.

Voilà une semaine que je n'ai pas revus mon apollon et voilà une semaine que je déprime à en casser carrément l'ambiance. Il m'avait posé un lapin et jamais je ne lui pardonnerais même si son seul désir est de me fuir. Je dois avouer que cela m'a blessé et j'avais honte. Honte de quoi ? J'en sais rien, ce n'ai qu'un sentiment que j'éprouve, il n'a pas sa place là ! Je devrais plutôt continuer ma vie sans avoir le besoin de lui parler, de voir sa beauté incomparable, de... Tout ça ne sert strictement à rien ! Son but n'était que de se moquer de moi ! Ou peut-être a-t-il organiser toute la fête et qu'il a installer des caméras vidéos un peu partout. Voilà, ce qui est rendus palpable dans ma tête, c'est que, d'ici une semaine, je vais être la star des clowns à la télévision. Au moins, on remarquera ma présence et je serai connus !
Par exemple, à l'école, je me suis forger des liens avec un garçon: Maxime. Il avait remarquer mon manque d'euphorie et a fait de son possible pour me redonner le sourire. Je dois dire qu'il a réussi son coup à plusieurs reprise.
Peut-être que lui s'intéresse vraiment à moi, sans avoir l'intention de me faire passer à rire et délire. Mais enfin, il ne m'intéresse pas plus qu'il le faut, il est seulement un très bonne ami, c'est tout.
Sarah m'a affirmée que j'étais la fille la plus chanceuse du monde ! « Wahou, Maxime en pince pour toi ! Tu es manifestement LA fille LA plus chanceuse du monde ! »
Bla bla bla...
Je m'en moque royalement. Ce que je veux est inaccessible.

Envoyant balader mon chandail à travers ma chambre, j'enfilai mon pyjama pour ensuite me glisser sous les draps.
J'essayais de m'endormir jusqu'à ce qu'un bruit sourd retentit de la fenêtre. Je m'assis vivement sur mes fesse pour porter un regard curieux – emplie d'excitation, peut-être – vers la fenêtre.
C'est lui, j'en suis certaine !
Et j'avais raison. Il était là, aussi beau que jamais, un mince sourire aux lèvres.
J'affichais un sourire béat, mais quand je me rappelai alors de ce qu'il avait fait, je l'effaçai à l'instant, affichant maintenant une moue boudeuse.
Je m'édentai brusquement dans mon lit, me recouvrant de mes couvertures. J'avais certes l'intention de le faire regretter !
Je sentis alors un coup de vent et j'aperçus aussitôt Emmanuel, accroupie devant moi, son visage à quelques centimètres du mien. J'aperçus alors que ses yeux se trouvaient à être verts.
- Tracy, je suis désoler, j'ai eus un contre-temps, s'excusa-t-il de sa voix si mélodique.
Prévoyant ne pas dire un mot, je me retournai de l'autre côté du lit. Il était déjà la, un sourire narquois aux lèvres.
- Arrête de sourire, tu m'embêtes, grommelai-je forçant mes yeux à se fermer sur eux-même.
- Tu as parlée, c'est un bon début.
- Je ne crois pas, non...
- Moi, si.
- Je te haie !
- Je te hais aussi !

Sur son visage, un sourire se dessina et ses yeux se plissèrent..
Grognant mon irritation, je plongeai ma tête sous la couverture. Il la souleva assez aisément puis enfouis, également, sa tête sous celle-ci.
- Pardonne-moi, Tracy, je suis mille fois désoler...
Il était sérieux, malheureusement et je ne pus m'empêcher de battre des cils, humant son haleine alléchante.
Il rit, puis, de sa main, ôta la couverture de par dessus nous, puis s'assit. Malgré moi, je m'assis à mon tour, à ses côtés.


SUPER MONTAGE FAIIT PAR ELLE <3

# Posté le mardi 22 juillet 2008 12:47

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:37

# 7

# 7


Nous restions dans un silence embarrassant pendant de longues minutes, assis un à côté de l'autre. J'imagine qu'il ne fait qu'attendre une question de ma part, si je ne m'abuse. Il a sans doute tout préparé pendant son absence.
- Alors, quel était ton contre-temps ? Demandai-je avec des accents sarcastiques dans la voix.
- Des trucs...
- Ah ! Mais quel précision !
M'écriai-je roulant les yeux.
Un peu trop fort à mon goût.
- Chérie, est-ce que ça va ? Me héla ma mère du premier, inquiète.
- Oui, je vais bien, répondis-je, plus froide que la glace.
J'attendis quelques instants avant de m'attarder à Emmanuel.
- Tu n'as toujours pas fait la paix avec ta mère, à ce que je vois.
- Et moi, tu sais ce que je vois ? Je vois que tu ne réponds JAMAIS à mes questions et j'en ai assez !

Il haussa les sourcils.
- Problèmes féminins ? Lança Emmanuel, pinçant les lèvres, apercevant ma mauvaise humeur, mais tout en ajoutant un tond ironique.
Je lui jetai des éclairs dans les yeux avant de retourner sous les couvertures. Après quelques secondes de mutisme, je sentis son corps bouger. Il enleva vivement la couette qui m'habrillait, mais je la remis à la bonne place, hors de moi.
- Tu sais que tu as un sacré caractère, Tracy ?
Je ne pipai mot, sentant que je devenais rouge de colère.
Apercevant mon mutisme, il marmonne :
- Si tu ne sors pas de cette cabane, je t'y rejoindrai !
Son tond frôlait la menace. Et c'en est une, pour lui ?
Je restai immobile, mais tendus.
J'aperçus, un bref moment, une lueur blanche avant de retourner dans les ténèbres. Surprise, je me retournai aussitôt. Il était bien là, il avait bel et bien entré avec moi sous les couvertures. J'étais plutôt décontenancée qu'il ai oser, mais enfin, je ne dois absolument pas m'en plaindre !
Il sourit et je ne pu m'empêcher de retourner la tête, maladroite et embarrassée.
- Emmanuel... Pourquoi refuses-tu de répondre à mes questions ? Je sais plus de chose sur toi que n'importe quel être vivant, tu devrais me faire confiance, tu ne trouves pas ?
Il plissa le front d'étonnement.
- Pourquoi utilises-tu le terme «être vivant» ?
- Parce que n'en n'ai pas un.

Il me regarda de ses yeux mélancoliques et baissa le regard.
J'avais chaud, sous les couvertures, certes, mais j'étais bien, proche... seule avec lui.
- J'aurais pu être un super héros, tu n'y as pas songée ?
- Pas une seconde !

Il sourit, apaisé, mais ses iris restèrent de couleurs vertes.
- Le vert ?
Il soupira.
- Je commence à les trouver agaçant, ces yeux ! Grogna-t-il, roulant ceux-ci.
Cette phrase frôlait les absurdes.
- Répond, lui ordonnai-je.
Un instant il me reluqua avec attention et finit par répondre :
- Je suis tourmenté, inquiet, en quelque sorte, finit par avouer le blond d'un soupire.
J'acquiesçai, lèvres pincées.
- Et de quoi t'inquiètes-tu, au juste ? Osai-je le regard accroché au sien, prisonnière.
Il médita un instant, mordillant sa lèvre inférieur. Moi, j'en profitais pour le scruter sans gêne, admirant sa beauté qui me valut des papillons dans l'estomac. Il croyait probablement que je ne faisais qu'attendre sa réponse avec insistance.
- Je ne sais pas exactement... Peut-être le fait que tu puisses me voir m'est plutôt... Ça change, quoi ! C'est drôlement étrange de communiquer ainsi avec un être vivant, ça fait si longtemps...
- Moi, jamais je ne m'habituerai à tes étranges habitudes ! Et s'il-te-plait, cesse un peu de hanter ma chambre.

Il rit, m'envoyant ainsi un souffle de son haleine que je humai à l'instant, mais en gardant un minime de gêne, cela va de soit !
- C'est comparable à un jeu, pour moi.
- Tu m'espionnes ?

- C'est pour cette raison que je sais tant de chose, sur toi, sourit-il, dévoilant ainsi ses dents magnifiquement alignées.
- Mais pourquoi as-tu décidé de me choisir, moi ? Le questionnai-je, piquée par la curiosité soudaine.
Un sourire s'étira sur ses lèvres.
- Il y a des années, cette chambre était mienne.
Je haussai les sourcils, étonné.
- Alors... c'est comme... ta maison ?
Il hocha la tête.
- Pas exactement. J'y passe la moitié de mon temps, par contre.
Je fronçai les sourcils.
- Où demeures-tu, alors ?
Il pinçai les lèvres, maintenant hésitant à me confier plus sur ce sujet. Il décida de piper mot, pinçant les lèvres en me lançant un regard navré.
Mais c'est ce qu'il ne veut pas me confier qui m'irrite tant.
Il me scrutai de ses yeux verts, avec un soupçon marron, l'était indescriptible. Je ne détournai pas le regard, cette fois, mais le plongeai dans le sien, comme un enchantement.
Hésitante, je levai ma main, doucement, le plus lentement possible et frôlai de celle-ci, sa joue brulante. Il se dégageai aussitôt, confus.
- Je... je dois partir, lança-t-il en enlevant les couvertures.
L'air frais me fit du bien et je repris donc mes esprits.
Me jetant vivement du lit, je me rua à lui, proche la fenêtre.
- Mais pourquoi ?
Il soupira, me scrutant encore de ses iris plus vert que jamais.
- Qui a-t-il ? M'inquiétai-je, affolée.
- Écoutes, derrière le parc s'y trouve une forêt. Rejoins-moi en plein milieux après les cours, c'est compris ?
J'étais inquiète, mais je ne pus qu'accepter son offre à l'idée de me retrouver avec lui, seule. Seule, le mot est juste !
- Compris.
- Bien. Fais attention de ne pas croiser ces quatre idiots.

Il montra un minime sourire pour ensuite sauter par la fenêtre, tel le vent.

Je me réveillai, un mal de tête insupportable envahie ma tête. C'est, la main sur le front, que je descendis au premier, grimaçant.
Mais vas-tu arrêter de penser, à la fin !
Soupirant, me je pris un vers d'eau pour apaisé ma soif incomparable.
Ma mère aperçus mon ma mine plutôt sinistre et ne s'empêcha surtout pas de me le faire remarquer.
- Ces derniers temps, tu es... disons... étrange, Tracy. Tu es sûre que tout va bien, ma chouette ? Me demanda-t-elle en posant sa main froide sur mon front.
- Non, ça va très bien, maman ! Répliquai, enlevant aussitôt celle-ci.
Elle parut troublée.
- Tu agis de façon inhabituelle... Tu... tu parles seule, le soir, dans ta chambre...
Je me figeai.
- Je ne parle pas seule ! Tu me prends pour quoi, une folle ? Me défendis-je, sur mes gardes, mais tout en restant tendus.
Elle soupira, exaspérée.
- Je t'entend, Tracy, inutile de te mettre sur la défensive. Tout ça peut se régler en un rien de temps. Je vais t'envoyer voir le docteur.
J'étais ahurie, stupéfiée, hébétée...
Un docteur ! Et quoi, après ?!
- Jamais ! M'exclamai-je. Je crois plutôt que c'est toi, la dingue, ici ! Je ne parle à personne, c'est compris ?!
Elle posa ses mains sur mes épaules, mais aussitôt, le me secouai brusquement, les évitant, hors de moi.
Je fulminais, c'était impossible !
- Et tu as ces inhabituelles sautes d'humeur... Tracy, je ne te reconnais plus !
Elle avait haussé le tond, cette fois.
- Je suis dans une phase adolescente, c'est tout à fait normal !Elle pencha la tête, déçus.
- J'imagine que c'est vrai...
- Et comment ! Bon, si ça ne te dérange pas, je dois aller en cours, maintenant ! Et si tu te met encore à entendre des voix, appelle le docteur, ce sera plus commode !
Et je partis presque en courant vers la porte, la claquant de toutes mes forces.
Je n'en reviens simplement pas !




MONTAGE BY ME

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 19:07

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:38

# 8

# 8
Lorsque je fus arrivée à l'école, j'avais une mine contrariée. Sarah avait beau fait tout son possible pour me remonter le moral, rien avait été convenable, à son grand accablement. Maxime, lui, avait fait le clown toute la sainte journée et j'avoue qu'à un certain moment, il a réussis à faire afficher un minime sourire sur mes lèvres. En fait, je n'avais pas exactement ris de son absurde blague, mais de tout le mal qu'il se donne pour simplement me voir béat. Ça en ai venus ridicule !
En cours, j'étais songeuse. Pourquoi me veut-il au c½ur de la forêt ? J'aurais peut-être du avoir peur, mais je n'en était pas capable. Il avait l'air tourmenté, inquiet, anxieux plus qu'autre chose, mais il refuse toujours de me dire les choses en face, quand il constate que ça va trop loin. Mais pourquoi s'agence t-il à me cacher la vérité quand il sait que je suis au courant qu'il n'est pas réellement un être vivant. Un fantôme... Je suis la seule à le voir.
Il croit que j'ai l'intention de le crier sur tout les toits ? Non, pas vraiment... Pour la plupart des gens, je passerais pour un folle, c'est certain !
Je ne pouvais m'empêcher d'avoir hâte à ce soir, bien que mes pensées ne sont pas tout à fait palpable. Je méditais sur le pourquoi avait-il choisi comme endroit, la forêt. Au moins, cette fois, il n'a pas choisie une heure tardive ! Je dois avouer qu'on ne vois pas souvent une foule gens se promener dans les bois.
J'avais certes l'intention de le question et cette fois, de l'obliger à répondre ! Il commence vraiment à me rendre folle – dans tout les sens du mot...
Après mille réflexions, j'ai crus bon penser faire la paix avec ma mère... Non pas parce que j'en ai envie, mais tout simplement pour qu'elle arrête de me tomber dessus et de s'inquiéter pour moi. J'aimerais bien lui expliquer la situation, mais hélas, elle ne me croirait pas.
Entendant la cloche sonner, je sautais vivement, euphorique, hors de ma chaise pour presque courir vers ma case, mais aussitôt un bras m'empêcha de quitter l'établissement.
- Tracy ! Woh ! Tu es pas mal... pressée, s'étonna Maxime.
J'avançai le pied, continuant à marcher, le pas moins accéléré. Maxime avait eu la gentillesse de m'inviter à sortir, ce soir, mais j'ai aussitôt refusée. Comme excuse : la fatigue. Il ne fallait pas le blesser, quand même ! Il avait parut déçus, mais il s'est en allé la tête haute.
Je me ruai alors sur un téléphone public, composant le numéro de chez moi et me suis excusée à ma mère pour ma crise de ce matin : elle l'a bien prit.
- J'ai un oral à pratiquer, ce soir, avec Maxime, je ne reviendrai pas trop tard.
- Promis ?

Des accents de doute se forgèrent une place dans sa voix.
- Oui maman. Merci ! Je t'aime !
Et puis je raccrochai l'appareil, un sourire béat aux lèvres. Mon plan avait fonctionné à merveille, il me reste juste celui d'Emmanuel.
En route pour la forêt, j'étais craintive. Craintive de quoi, au juste ? Je me pose la même question. Visiblement, il avait le don pour me faire peur, lui !
Je continuai ma marche, daignant regarder autour de moi, juste devant. Je ne voulais tout de même pas m'écraser sur le sol !
Que manigance-t-il, comme ça ? La curiosité me pique depuis hier soir et je commence réellement à être irritée. Je n'ai vraiment aucune idée de ce qu'il prépare, mais je dois être prête.
Soudain, de loin j'aperçus une silhouette noire en mouvement. Enfin ! Mais aussitôt, une autre ombre s'ajouta à ses côtés. Je stoppai ma marche, ahurie. Il avait apporté un ami ? Ou je n'étais finalement pas la seule à l'apercevoir ? Je dois avouer que ça m'a un peu déçu, mais je continuai ma marche, le pas chancelant.
Arrivée devant eux, les deux regards se posèrent sur moi. Maladroite, je reculai d'un pas, mais celui-ci s'entremêla à une pierre. Je m'écrasai durement sur le sol.
Emmanuel vint à ma rescousse et c'est, titubante, que je m'accrochai à lui.
- Ravie de faire ta connaissance, princesse !
L'autre garçon avait les cheveux noirs corbeau et les yeux marrons. Je me suis aussitôt questionné si ce n'est que ceux d'Emmanuel qui varies de couleur.
Sa silhouette était frêle et son visage anodin. Sa peau était d'une lividité incomparable et ses traits semblaient si radieux qu'il m'arracha aussitôt un sourire aimable.
- Tracy, je te présente Samuel ! Dit Emmanuel dans un sourire chaleureux.
Il me tendit la main. Je la reluquai une seconde, puis finis par me secouer, la serrant.
- Enchantée, souris-je, réellement sincère.
Il me rendis mon sourire à l'instant et posa maintenant les yeux sur mon apollon.
- Alors, c'est donc pour elle, que tu met ta vie (il crus bon ajouter des guillemets à ce mot) en danger ? Bah... ouais, elle est jolie, mais...
- Pardon !? M'étonnai-je, bien plus qu'ahurie.
Mon coeur a aussitôt accélérée son rythme cardiaque.
Je me décollai de lui pour mieux distinguer ses réactions. Il fusilla son ami du regard, les yeux mauvais, et noirs... J'en eus aussitôt la trouille.
Je reculai un peu.
Samuel éclata aussitôt de rire.
- C'est une blague ! Tu m'as crus, c'est ça ! Je t'ai eu !
Croisant les bras et tapant du pied, je lui fis une moue mélancolique, comme pour dire « Ah non, ça marche pas avec moi ».
Son sourire s'effaça aussitôt.
- Ah non... Ça marche pas avec toi.
Je reposai mon regard sur Emmanuel, l'insistant à parler. Ses traits semblaient étrangement si faibles, si éplorés... que je ne pus que cesser de le regard méchamment.
- Non, c'est pas exactement ça, Tracy, je vais te l'expliquer, mais pas maintenant.
- Ah oui ? Tu vas vraiment me l'expliquer ou tu vas fuir, comme à l'habitude !?

Il ferma les paupières un instant puis son regard plus vert que jamais se posa sur moi.
- Tracy, c'est inhabituelle, pour moi, de parler avec un être vivant.
- Et tu crois que pour moi ça ne l'ai pas, de parler avec un fantôme ?! Ma mère me crois pour une cinglée.
- Houla ! Tu en a choisis une avec un sacré caractère, mon gars ! Fait gaffe, elle pourrait te mordre.

J'ignorai aussitôt sa remarque inutile, me concentrant sur les traits d'Emmanuel. Lorsqu'il ouvrit les paupière, je notai que ses yeux étaient maintenant d'un mélange de vert et de marron. Cela m'a aussitôt apaisée.
Il approcha sa main vers ma joue, puis son autre, pour les refermer autour de mon visage. Bien entendus, il avait le droit de me toucher, mais moi, c'est hors de question !
Je ne pus m'empêcher de tressaillir au contacte de sa peau à la mienne.
- Écoutes... Personne n'est en danger, d'accord ?
- Pour le moment...
- Elle est trop forte !
S'étonna Samuel, un sourire enfantin au visage.
Je ne voyais simplement pas ce qu'il y avait d'amusant ! Peut-être est-ce moi qui fabule encore trop...
Emmanuel soupira.
Ses mains cédèrent mon visage. Non, pas maintenant !
- Écoute, j'aimerais bien te montrer quelque chose...
Me montrer quelque chose ? Je souris à l'idée d'en savoir plus sur son monde.
- Ah oui ?
- Là, tu viens de faire sa journée !
Lança Samuel.
Le blond roula les yeux.
- Garde donc tes remarques d'imbéciles pour toi ! Soupira Emmanuel.
Sa beauté frôlait l'absurdité, tant que mon c½ur eut un raté.
- À vos ordres, fréro ! Obéit Samuel, une main devant le front, tel un vrai soldat.
Fréro... Je peux vous dire que devant cette réplique, je restai surprise. Emmanuel me regardai, un sourire narquois aux lèvres.
- Quoi ?
Je secouai le menton.
- Non, rien... C'est que... je trouve ça simplement étrange que...
- Qu'un fantôme ai un frère ?

J'acquiesçai, me trouvant complètement idiote.
- Tu sais, j'ai déjà été vivant ! On n'est pas si différent que ça, après tout ! Continua-t-il en avançant le pas, me surveillant avec attention, ayant probablement peur que je me fracasse sur le sol.
- Et il me manque, ce temps là ! Tu te rappelles quand tu... essaya de commencer Samuel, enthousiasme, avant qu'Emmanuel le coupe d'une main.
- Eum... Épargne-moi un peu ces détailles, je t'en pris !
Je plissai le front, curieuse de savoir ce que son frère allait dire.
- Moi je veux bien savoir, Samuel ! Il était comment, dans le temps ?
Un pli se forma sur le coin de ses lèvres.
- Je l'adore déjà, ta copine ! Rigola celui-ci en me désignant du coude.
- C'est une amie, c'est tout, contredit Emmanuel le front plissé.
- Ouais, c'est ça ! Soupira son frère.
Je ne pouvais qu'être déçus de cette réplique. Je penchai la tête pour ne pas qu'ils s'aperçoivent de ma moue un tantinet vexée.
- Pfff ! Quand je t'ai rencontrer, j'avais l'impression d'être présenté à Sa Majesté !
Je l'interrogeai du regard.
- Sam, arrête, ordonna calmement Emmanuel à son frère.
Et Samuel finit par souffler un soupir, secouant la tête tout en roulant les yeux, marmonnant « Ah ! Les grands frères, les grands frères !...»
Je souris, le reluquant avec euphorie. Je l'aimais bien, en fin de compte.


Montage by me


Samuel joué par Garrett John Hedlund

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 21:09

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:39