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# 3

# 3
Après avoir finis, je marchai sur le trottoir, regardant attentivement de tout bord. Simplement question de vérifier qu'il n'était pas là. Et hélas, il ne l'était visiblement pas. Arrivée à l'école, je rejoins Sarah d'un pas chancelant. Je n'avais qu'une seule envie : d'être seule et de réfléchir. Mais elle m'invita de la main à venir les rejoindre, elle et sa bande.
- Alors, Tracy ! Tu l'as revus ? S'empressa-t-elle de me demander, m'invitant à m'éloigner de la troupe.
Je méditai sur ce que j'allais lui répondre. La vérité ou le mensonge ? Après tout, je ne la connais que depuis deux pathétique journées !
Il serait peut-être préférable que je ne lui parle pas de la mésaventure d'hier soir, vu qu'Emmanuel souhaite que je sois accompagnée de personne, quand je le rejoindrai.
- Euh... non, mentis-je, tournant le regard.
- Zut ! Se lamenta-t-elle.
Je soufflai un petit rire, continuant de marcher vers ma case pour y prendre mes cahiers du prochains cours.
La journée à été lamentablement plus longue que je ne l'aurais crue. Je ne cessai, aussi, de penser à Emmanuel, bien que je me suis fait la promesse de ne pas y songer pendant les heures de cours. Je me suis aussi concentrée à inventer un mensonge qui justifiera ma douteuse absence, à vingt et une heure. Mais je ne me suis arrêtée sur aucun choix convenable. Je vais devoir improviser, à ce que je vois !
Il ne reste que trois petite heures avant le supplice et mon c½ur ne cessait de s'en tenir à un rythme cardiaque normal. J'étais excitée à l'idée de revoir ce mystérieux garçon et de savoir aussi comment sait-il tout ces information, sur moi ! Certes, cela m'irrite et me gêne d'avantage. S'il avait l'habitude de m'espionner, je ne sentirais aucune joie, à cela !
J'ai bien pensée à tout ces anormalité de sa part et j'eus aucune réponse potable à son égard.
Après le souper, je me suis forger une scène entre ma mère et moi, avant de lui en parler tout court.
Nous étions devant l'évier, faisant la vaisselle. Elle avait le visage apaisé et elle semblait assez euphorique. Je me permis donc de lui dire un mot.
- Alors, maman, tu as passée une bonne journée ? Demandai-je, maladroite.
Elle parut étonnée, au départ, mais finit par retrouver une moue fatiguée.
- Ah ! Je n'est pas arrêté de courir ici et la ! Je suis épuisée. Et toi ?
Essuyant un bol de plastique, je ne sus que lui répondre :
- Très bien. ( C'était un mensonge éhonté ) Maman, je vais m'occuper seule de la vaisselle, ça me fera très plaisir. Tu as l'aire épuisée, dis-je d'un aimable sourire.
Encore une fois, elle parut surprise, mais elle a finit par accepter, ce doutant de quelque chose. Elle s'est donc assise sur une chaise berçante, le front plissé.
Il ne me reste que cinq minutes ! Il faut à tout prix que je lui en parler, sinon, il risquerait peut-être de filer.
- Maman... commençai-je, les lèvres pincées.
Elle leva le menton, souriant, triomphante. Elle avait sans doute prévus tout ça !
- Je dois m'absenter pendant une ou deux heures... Là... maintenant... osai-je, interdite.
Elle fronçai les sourcil, nul trace de sourire.
- Il n'en ai pas question, ma puce ! Il est vingt heure passée, refusa-t-elle en replongeant son regard à la télévision.
J'en ai conclut alors que la discussion s'en tenait là. Ô non !
- Mais maman, c'est pour un devoir ! J'ai besoin d'y aller. Si tu n'as pas l'intelligence pour acheter un ordinateur, ce n'est certainement pas de ma faute !
Elle me lança un regard féroce. Oups ! J'aurais du épargner la fin de ma phrase...
- Non... c'est que... je veux dire... Ah ! soupirai-je. Maman, j'en ai réellement de besoin. S'il-te-plait.
Elle resta sur ses gardes, me regardant d'un oeil attentif.
- C'est en quel matière ?
- Français
, répondis-je aisément.
C'était la seule période qui me vint à l'esprit.
Après l'avoir vus replonger son regard dans le téléviseur, je crus bon constater qu'elle méditait pendant quelques instants. Je la laissai donc faire, les doigts croisés.
- C'est d'accord... MAIS ! Tu revient avant vingt deux heures et demi !
Je poussai un cri strident, sautillant. Apparemment ma réaction lui a valut un doute plus creux que celui d'avant.
- Je... j'aime le français.
Elle roula les yeux, soupirant.
- Merci m'man ! Je dois filer ! Je t'aime ! Hélai-je de l'entrée, coupe vent sur le dos et sortis dehors, de bonne grâce.
D'après moi, j'aurais droit à un intéroguatoire, lorsque je vais rentrer. J'étais beaucoup trop excitée à son goùt.
Pourquoi j'étais tant ravie de le voir, ainsi ? Parce j'avais mille questions à le lui poser et je voulais en avoir le c½ur net. Je marchais rapidement, les main dans les poches, ayant peur d'arriver en retard. Lorsque j'arrivai au parc, personne ne s'y trouvait. Soupirant, je constatai que mon retard l'a fait fuir. Je soupirai, tournant les talons, étonnement déçus.
- Mais où est-ce que tu crois aller, comme ça ? Me demanda une voix masculine, derrière moi.
Je me retournai vivement, radieuse de voir enfin son beau visage.
- Mais où étais-tu ? Demandai-je, intriguée de ne pas l'avoir aperçus avant.
Il ignora royalement ma question, se retournant pour m'inviter à m'asseoir sur une balançoire, d'un sourire éblouissant.
Je m'assis confortablement et je sentis alors ses mains pousser légèrement mon dos. Il me balançait. Je souris, trouvant cette situation drôlement enfantine. J'étais l'enfant et lui le parent.
- Alors, pourquoi as-tu choisis une heure si tardive ? Nous aurions pu se retrouver ici après les cours, je sais pas... tentai-je, regardant l'horizon.
Le vent soufflait agréablement dans mes cheveux et j'aimais ça. Il continu me donne des petits coups dans le dos, méditant, je suppose. Je ne pus voir sa réaction et je crois savoir pourquoi avait-il insisté à me balancer.
- Parce que tu aurais eu l'air d'une folle, je te l'ai écrit, dans la lettre, répondit-il, sec. Je savais que tu réussirais à trouver un mensonge valable, s'esclaffa-t-il, par la suite changeant soudainement de sujet. Qu'as-tu donc inventée ?
- Un devoir de français.
- Quel imagination !
- Rien d'autre que ça ne m'est venu à l'esprit à cet instant
, me défendis-je, offensée par son sarcasme.
Il interrompit le silence qui venait de s'installer, si ce n'est que des crissements futiles de la balançoire.
- Et que crois-tu que ta mère dirait, si elle te voyait avec moi, ici ? Demanda Emmanuel, sérieux.
- Pourquoi cette question ? M'enquis-je soudainement intriguée.
Il a aussitôt ignoré ma question pour poser le regard à l'horizon et a arrêté ses faibles coups dans mon dos.
- Tracy, fais comme si je n'étais pas là, chuchota-t-il en regardant une bande de jeunes déambuler proche d'ici, s'approchant. Ne dis pas un mot et continus à te balancer, c'est compris ?
Hein ? J'étais plutôt déconcertée devant ses insolites demandes.
- De... essayai-je de commencer.
- Pas un mot ! Me coupa-t-il, strict.
Plissant le front, j'obéis et me concentrai soudain à me balancer convenablement devant la bande intimidante, contenant quatre garçons de fortes tailles. Je regardai aux alentours, admirant le coup d'oeil, regardant tout, sauf en leur direction. Je les entendis aussitôt ricaner dans leur coin, me pointant du doigt. Je cessai immédiatement de me balancer, remarquant à quel point j'avais l'air idiote.
Je posai un regard derrière moi, dévisageant Emmanuel, un beau gros point d'interrogation dans le front.
- Mais qu'est-ce que... essayai-je de le questionner, à faible voix.
- Je t'ai dit de te taire, Tracy ! C'est pour ton bien, je t'expliquerai.
Je ronchonnai dans ma barbe. Tu parles, qu'il m'expliquera tout ça ! Ma confiance en lui n'a même pas eu le temps de naître ! Je soupirai, regardant innocemment le ciel.
Soudain, l'un des garçons s'approcha de moi, suivis de sa bande, à l'arrière. Ils avaient tous un sourire narquois scotché au visage, ne regardant que moi, ne daignant même pas poser un futile regard à Emmanuel, qui lui, était, ma foie, trop tendu à mon goût.
Le plus costaud prit la parole.
- Alors alors alors... À qui est-ce qu'on parle, comme ça ?
Son tond était emplie de sarcasme.
- Ne leur parle pas de ma présence ! Intervient Emmanuel, toujours derrière moi.
Je fis une moue désorientée. Les garçons continuâmes de me reluquer de façon exagéré, ne portant, encore là, aucune attention à Emmanuel.
Quelqu'un peut me dire qu'est-ce qui ce passe avant que je n'atteigne l'hôpital psychiatrique!?
- À... à personne, bredouillai-je, maladroite, bien que j'essayais d'avoir un tond dure et ferme.
- Bien, complimenta le blond derrière moi, aussi inactif qu'une statue.
Je ne savais plus quoi penser. Ma tête était emplie de questions, tant que j'en ressentis une certaine douleur.
J'avais, certes, l'intention de ne pas le laisser filer avant d'avoir obtenus des explications de sa part de tous ces anormalités !
- Que diable fais-tu ici, si seule, à une heure si tardive ? Questionna le maigrichon.
Seule !? Ils sont donc aveugles !
- Dit leur immédiatement que tu dois rentrée chez toi ! M'obligea Emmanuel d'un tond ferme.
J'espère avoir de bonnes raisons de mentir, cette fois-ci ! J'étais tourmentée, tellement, que j'en eu le tournis. Titubante, je me jetai hors de la balançoire.
- Je... je dois rentrer, obéis-je aux ordres de l'apollon.
Le plus beau de la bande s'approcha de moi, le pas rapide, repoussant avec une délicatesse surprenante, les cheveux que j'avais essayer de camoufler par dessus mon visage. Je tressaillis, craintive. Emmanuel se figea, s'approchant d'un pas discret de moi.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 10:15

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:34

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