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# 2

# 2
Furibonde, je rétorque :
- Mais ça t'amuse d'effrayer les gens, comme ça ? M'emportai-je, hors de moi.
Sa moue anxieuse se transforma soudain en un sourire narquois.
- Je t'ai effrayée ? Me questionna fièrement l'inconnu sur le seuil de ma porte. J'ai crus que jamais je n'y arriverais ! Souffla-t-il pour lui-même.
Je le toisai durement, pour ensuite refermer la porte à son nez, hors de moi. Mais il a instantanément enrouler ses doigts autour du cadre de la porte pour m'empêcher d'exécuter mon geste.
- Laisse-moi ! sinon j'appelle les flics pour harcellement, je te préviens ! Menaçai-je le sublime clandestin.
J'aperçus alors la couleur de ses yeux. Ils n'étaient pas de couleur bleus, non, je m'étais abusée, ils étaient verts pommes. Pourtant, j'étais sûre d'avoir bien remarquée...
- Qu'est-ce qu'il se passe, Tracy ? Me demanda-t-il, soudain inquiet.
Déconcertée, je posai mes points sur mes hanches.
- Et d'où tiens-tu mon nom ? Dis-je d'un voix calme, mais je fulminais de rage, à l'intérieur.
Il remarqua alors la pluie exagérément abondante à l'extérieur, puis demanda :
- Je peux entrer ?
Je plissai le front, déroutée.
- Et tu as le culot de t'inviter chez moi, alors !?
Il sourit – son sourire était plus beau que jamais – et a crut bon souligner :
- Je t'expliquerais tout ça à l'intérieur.
Hésitante à le laisser mettre le pied dans ma demeure, je méditai tranquillement. Toujours sur mes gardes, le téléphone aussitôt dans ma main, je le laissai entrer au sec, l'admirant retirer ses chaussures, ôter sa veste, l'accrochant au porte manteaux et se secouer un peu, car il dégoutait.
Il me suivit vers la cuisine et je me ruai vers le chaudron, débordant de tout bord, pour arrêter le feu. Mon repas était maintenant tombé à l'eau !
Ronchonnant ma mauvaise humeur, je me retournai à une vitesse incroyable vers lui, le regard mauvais.
Il était drôlement tombé sur une mauvaise journée, le pauvre.
Je l'invitai maladroitement à s'asseoir sur une chaise où il entremêla ses doigts les uns aux autres, le dos drôlement droit et le visage apaisé. Je me positionnai dans cette même posture, mais par-contre, je n'éprouvais aucune aise à cela.
- Alors... ? Elles viennent quand, ces explications ? Bougonnai-je de mauvaise grâce.
Il inspira profondément par le nez et je crus constater qu'il avait alors regretter d'avoir poser le pied sur le seuil.
- Quel politesse ! S'étonna ironiquement le garçon.
Il essayait de gagner du temps, méditant surement sur ce que diable allait-il me raconter.
Je me levai, maladroite, pour aller me verser un verre d'eau, m'apercevant de ma soif incomparable.
- Tu en veux un ? Demandai-je, intimidée par son regard trop insistant et déplacé.
Il refusa poliment l'offre d'un hochement de menton.
J'avalai d'une traite l'eau, puis le questionnai.
- Au fait, tu sais mon nom, mais moi, j'ai aucune idée du tien !
- Je m'appelle Emmanuel De Lacourt et j'ai 17 ans. Inutile de te présenter, certes.

Je le toisai, revenant à ma place de départ.
De Lacourt ? Cela me rappelait les vieux films que j'aivais visionnés avec mon père, il y a longtemps. Je décidai de classer cet information dans un coin de mon cerveau.
- Comment sais-tu tout ça ? Tu m'espionnes ?
Un sourire narquois, mais craintif se dessina sur ses lèvres. Il haussa les épaules.
- Ta mère arrive bientôt, me souligna-t-il d'un sourire victorieux.
Oh, il croyait s'en tirer à si bon compte ? Il rêve en couleur !
- D'une minute à l'autre, je sais... soupirai-je, de mauvaise grâce.
- Et comment expliqueras-tu à ta mère ma présence ?
- Je vais lui raconter que tu as forcé la porte et que tu as tenté de voler des objets de valeurs
, dis-je d'un tond égale, mais emplit de menace.
- Tu es d'une absurdité déconcertant, petite !
Et il s'est levé et a quitté la salle sans expression déchiffrable, puis s'en ai aller sous la pluie.
Après avoir réalisée tout ça, je me secouai, puis courus sur la porte et l'ouvris.
- N'oublie surtout pas ! Tu me dois des explications ! Criai-je à nouveau, mais en sachant très bien à qui je m'adressais et qu'il m'entendait.
Aucune voix n'est sortit de nul part. Je décidai, après plusieurs secondes d'attente, de refermer la porte et de me concentrer sur le repas. J'entendis alors des pneu couiner dehors et c'est avec une vitesse ahurissante que je décollai les pâtes fixées au fond du chaudron. Je rajoutai la sauce que j'avais accomplit avant l'arrivée soudaine d'un voleur, souhaitant s'enrichir. Tout était prêt lorsqu'elle entra. Elle huma l'odeur provenant de la cuisine.
- Mmm, ça sent drôlement bon, ma chouette ! Me complimenta-t-elle de son sourire enfantin.
Je la remerciai puis déposai les assiettes sur la table.

Après avoir tout avalé, je souhaitai bonne nuit à maman, puis allai prendre une douche vite faite, pour ensuite entrer dans ma chambre. La fenêtre était de nouveau entrouverte et c'est avec fulmination que je la refermai brusquement.
Mais que se passait-il, à la fin ? J'en avais assez de cette maison maudite !
La conscience embêtée par le sublime inconnus, qui portait comme nom : Emmanuel De Lacourt, je me glissai rapidement sous mes couvertes, complètement gelée.
Je ne réussis qu'à m'endormir après minuit, songeuse.
Pourquoi avait-il apparut en un clin d'oeil ? D'où lui venait tout ces informations, sur moi ? Cela m'inquiétais bien plus que tout à l'heure, certes, mais ma colère l'est d'avantage. Avec peine, je réussis à m'endormir durement, sombrant.

Ce matin, je me réveillai plus tôt qu'à l'habitude et c'est après m'avoir habillé que je descendis, fatiguée, les escaliers, apercevant ma mère lire son journal matinale, buvant soigneusement son café. Elle leva aussitôt les yeux sur moi et me sourit aimablement, mais son sourire s'effaça aussitôt, comme si elle venait d'avoir une autre idée en tête. Elle déposa journal et café sur la table, se dirigeant vers l'entrée.
- Euh... Chérie, tu sais à qui ça appartient ? Me questionna-t-elle me distinguant la veste qu'Emmanuel. Il l'avait abandonné sur le perchoir, hier soir. Oh oh... Comment allais-je expliquer la situation à ma mère ?
- Euh... (Voilà, j'ai troué !) C'était à papa, tu ne te rappelles pas ? Il me manque... J'ai voulus sentir une autre fois son odeur, tu comprend ? Mentis-je assez aisément, faisant une moue attristée.
Elle me dévisagea, puis finit par humer l'odeur de la veste à qui elle croyait être a papa et finit par me faire un sourire de sympathie, pour ensuite humer l'odeur.
- Merci de l'avoir saupoudré de parfum, parce que ton papa ne sentait pas les roses ! Finit-elle par décrétée, rigolant.
Je lui souris, regagnant la veste. Elle repartit donc vers la cuisine, reprenant sa routine matinal.
Je suis curieuse de voir s'il camoufle quelque chose dans ses poches... Il n'en saura rien, après tout !
C'est avec un sourire narquois que j'entrai ma main dans l'une des poches : rien ne s'y trouva. Puis dans l'autre, un morceau de papier se cachait au fond et je m'en emparai, hâtive.
L'ouvrant, je lus d'une belle écriture :

« Je savais bien que tu n'allais pas t'empêcher de fouiner dans mes affaires !
Rejoins-moi aux balançoires, dans le parc, à vingt et une heure. Je sais que cela t'ai interdit, mais c'est nécessaire si tu ne veux pas te faire passer pour une folle à lier. Essais de persuader ta mère, tu trouveras vite un mensonge convenable.


À ce soir, Tracy.

P.S : Viens seule, cela sera plus convenable.

Emmanuel. »


Je dois avouer que je suis rester de marbre devant cette invitation surprise. Premièrement, comment savait-il que j'allais fouiner dans ses affaires ? Et quand est-ce qu'il l'a écrit, cette lettre ? Soupirant devant ces interrogations inules, car personne n'allait me répondre, j'allai me préparer, la tête emplies de questions.
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SUPER MONTAGE FAIT PAR ELLE



CHANGEMENT DE RÔLE. TRACY SERA DÉSORMAIS INTERPRÉTÉE PAR ALEXS BLEDEL.

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:16

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:32

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