Après mure réflexion, changer d'école n'allait pas être si funeste que je ne le craignais. J'aurais bien aimée me le faire avaler, mais ma conscience n'était que plus palpable. Je déteste irrévocablement le premier jour d'école. Les gens nous reluquent sans gêne, nous scrutant sans permission, interdit. Si nous faisions la moindre petite bêtise, quel qu'elle soit, on en endentera parler jusqu'à la fin de notre pauvre vie.
Et c'est l'idée de ma mère, aussi, tout ça ! Alors que nous étions dans une petite maisonnette paisible, elle a aussitôt décidée, en un éclaire, de déménager pour s'installer minablement dans un pauvre village, sous un toit qui datait de deux siècles, déjà. J'aurais bien aimée m'installer avec mon père, mais hélas, il a perdu la vie dans un accident de voiture. À mon grand accablement, il n'a pas réussi à vaincre la mort...
J'ai aussi vue la mort de très près. J'étais présente lorsqu'il a perdu la vie. Mais moi, inexplicablement, j'ai survécue.
C'est donc, macabre, que je regagnai ma chambre, non sans avoir souhaiter à ma mère de passer une bonne nuit. Je lui en voulais encore un peu, mais elle était ma mère et ça, je ne pouvais le nier.
Dehors, il pleuvait à en boire debout, mais j'adorais les soirs de pluie. J'aime la sensation que l'on ressent lorsque les gouttes frôlent ma peau. Et, la plupart du temps, les soirs de pluie, il n'y a personne au alentour pour me regarder de façon indécente, comme si je serais une folle à lier.
J'en voulus alors à ma mère de m'empêcher de sortir, après vingt heures, le soir. Sale mère poule !
Soupirant, nettement agacée, je me laissai tomber sur mon lit. Mais, aussitôt, je sursautai, semblant avoir entendus un bruit inexplicable. Me redressant à l'instant, je balayai ma chambre de vue et me jetai, anxieuse, de mon lit, replaçant un livre à plat que j'étais sûre d'avoir agencée perpendiculairement contre le mur, tout à l'heure.
Ce genre de truc commence vraiment à me faire perdre la tête ! Depuis l'emménagement, ça ne cesse de continuer à chaque soirs et c'était plus qu'irritant, certes. Voilà à sa place, je le contemplai, l'½il attentif, puis faisant volte-face, j'aperçus que ma fenêtre se trouvait à être entrouverte.
« Argg ! J'en n'est plus qu'assez de tout ces imbécillités ! » soufflai-je entre mes dents, bien plus qu'exaspérée. »
Soyons réaliste, les fantômes n'existent pas, mais je doutais quand même d'une minime existence de leurs parts. J'ai même déjà criée « Allez, manifestez-vous ! » et ma mère s'est à l'instant hissée dans ma chambre, tourmentée. Je n'eus l'air que d'une dingue névrosée.
C'est, craintive, que j'enfilai un pyjama pour me glisser sous les draps, la conscience échauffourée.
Jamais je n'allais réussir à dormir avec de pareils circonstances, certes ! Mais je parvins néanmoins à m'endormir, soudainement apaisée, comme si quelqu'un me fredonnait une berceuse à l'oreille, mais à si base voix que je constatai que mon imagination me jouait maladroitement des tours.
La lueur ensoleillée provenant de la fenêtre me réveilla peu à peu, puis c'est en sursautant que j'arrivai sans peine à me réveiller. Me rappelant exactement de la journée qui m'attendait, des palpitations plus accélérées qu'à l'habitude se sont forgées dans ma poitrine. Je n'étais qu'une petite trouillarde ! Je ne devrais pas craindre la première journée d'école comme je le démontre si bien ! Et habituellement, il se trouve que, l'opinion des gens, je m'en moque royalement.
Malgré ces pensées réconfortantes, mon c½ur ne réussit pas à retrouver son rythme normal.
J'enfilai la première ensemble de vêtement qui me tombèrent sous la main – franchement, comment je m'habille, j'en ai strictement rien à foutre – et je descendis, le pas rapide, comme hâtive, les escaliers pour accomplir ma routine matinal.
Sylvie, ma mère, était déjà en route pour le travail quand j'aperçus un petit bout de papier sur la table et un assiette de fruits coupés régnait à son côté.
Je lus de sa piètre écriture :
« Passe une belle journée, ma puce. Ne fais surtout pas de bêtise et n'oublie pas de sourire, tu vas vite te faire des amis !
Je t'ai préparé un déjeuné. J'avais peur que tu ne l'épargnes.
Je t'aime Tracy d'amour !
Bisou. »
Je souris en dévorant la lettre des yeux, puis m'attaquai irrévocablement à mon assiette de fruit, affamée.
Pfff ! Ne fais pas de bêtise ! Je suis du genre à faire des bêtise, moi ? Soupirant, je finis mon assiette, puis, jetant mon sac sur mon dos, je sortis, le pas chancelant et les traits épuisés, de la maison pour marcher ainsi pendant quelques minutes.
Mais c'est lorsque j'entendis des pas derrière moi que j'accélérai le rythme, non sans m'en rendre compte. Je posai minutieusement un regard derrière moi et perçus un garçon d'à peu près mon âge.
Je continuai ma route, faisant comme s'il était invisible à mes yeux.
D'un bref coup d'½il, j'ai pus distingué qu'il avait les cheveux bruns clairs, à voir, blond et j'ai aussi perçus ses yeux bleus tel l'océan, aussi perçant qu'un regard de guépard. Je continuai donc ma course accélérée, faisant mine de ne pas m'écrouler sur le sol.
En fait, je l'avais espérée, mais c'est se qui est déplorablement arrivé. Restant sur le sol, je l'aperçus me reluquer, mais tout en ne portant aucune attention à ma chute. Me relevant, chancelante, et m'essuyai le derrière avec agacement. Il a alors laisser un souffle de rire s'échapper de sa bouche, comme s'il daignait avoir peur de ma réaction.
Il ose donc se moquer de moi ?...
- Ah et c'est drôle de voir les gens se blesser sans avoir l'amabilité de l'aider ! Grognai-je sans euphorie.
Et alors, il se figeai. Il parut nettement étonné, le souffle coupé. Non, je ne crois pas que cela vient de ma réplique sans raison, mais plutôt autre chose... Il resta de marbre, tel une statue, sur le trottoir trempé par la pluie de la veille.
Je relevai son regard trop indiscret à mon goût, ne voulant que céder, mais mon regard restai cloitré. Portant enfin, avec concentration, le regard sur autre chose que ses yeux perçants, je fit volte-face, puis continuai ma route, non sans hébétude. Il a cédé sa poursuite et est partit, anxieux, de son côté.
Je trouvais son comportement complètement absurde, certes, mais je n'arrêtai pas de penser à lui et à sa réaction de tout la journée. Je ne l'ai pas repéré, ni dans l'immeuble, ni dans les alentours de l'école. Je trouvais d'avantage que cette situation se révélait plus que troublante.
J'ai, pendant l'heure du midi, omis de penser plus d'une seconde à sa personne et ça a difficilement marché. Je réussis à avoir une conversation acceptable avec une fille qui était dans plusieurs de mes cours. Sarah, qu'elle portait le nom. Elle était gentille, certes, mais très bavarde et maladroite. Elle cassait tout se qui bougeait. Mais elle a finit par être assez charmante, attachante. Elle avait de long cheveux noirs et les yeux verts forêts. J'en devenus presque jalouse. Moi, cheveux pathétiquement brun claire et les yeux marron. Je portais des vêtement de n'importe quel marque et je me teintais pas les cheveux en blond ! Vive la différence !
Je voulus lui demander si elle connaissait le garçon que j'avais croisé sur ma route, ce matin, mais j'hésitais drôlement plus que je ne le craignait.
- Est-ce que tu connais un garçon... je... je ne sais pas trop son nom, commençai-je, balbutiant. Il est assez grand, repris-je d'un voix égale, et il a un corps assez entretenus. Il a les cheveux blonds et les yeux bleu océan.
Elle me reluqua comme si j'étais une demeurée. À mon grand accablement, elle ne connaissait aucun garçon qui convenait à ma description.
- Non mais, si je l'aurais rencontré un jour, je ne le laisserais pas partir comme ça ! Répliqua-t-elle d'un sourire narquois.
Mes rire accompagnèrent les siens, mais je ne trouvais sa blague qu'absurde et immature. Enfin, je devrais sans doute m'habituer à son humour assez peu courant, d'où je venais.
Je soupirai, apercevant ce mystérieux garçon obnubiler mes songes.
La journée a mit ses fins et c'est d'un pas presser que je regagnai l'endroit où je m'étais fracassée sur le trottoir, mais personne d'autre que moi s'y trouvait, à ma déconcertante déception. Soupirant, déçue, je regagnai mon chez moi et fis mes devoirs avant de préparer un repas surprise à maman, qui va être, en passant, euphorique en entrant. Je n'avais rien à faire de plus intéressant, je dois l'admettre.
Tournant mes pâtes, j'entendis un coup à la porte et un deuxième, hésitant. Curieuse de voir ma mère rentrer si tôt, je me ruai sur la porte, l'ouvrant. Mais aussitôt ouverte, je restai de marbre devant le seuil. Personne n'y était. Ah ! Sales gosses, ils ne savent pas quand s'arrêter !
Je vous préviens, si vous recommencez, j'appelle la police, c'est bien compris ? Hurlai-je à cette bande, certaine qu'ils m'entendent dans leur petite cachette.
Mais aussitôt que j'allai refermer la porte, une silhouette noire, j'aperçus, puis la peur me monta instantanément à la tête. Je barricadai la porte, la claquant très fort, ce qui a provoqué un bruissement inquiétant pour les voisins. C'est la que trois coups sûrs frappèrent la porte. Je méditais subtilement comment liquider un agresseur, puis, c'est sur mes gardes que j'entrouvris la porte.
Ce que j'y aperçus me valut un ahurissement. C'est a dire : j'avais la bouche grande ouverte et des yeux ronds comme des balles.
Ça y ai, je fulminais.
- Toi ?! M'exclamai-je d'un tond dur, mais mauvais, apercevant le garçon que j'avais croisée, ce matin même..
Il parut encore une fois étonné. Aussi étonné que ce matin, mais à la fois intrigué.
- Alors, c'est donc vrai... murmura-t-il d'une voix basse, si basse que je crus bon penser qu'il se parlait à lui-même.
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Bon, je tiens à souligner que les début d'histoire sont toujours lassant, un peu... Alors, ne faite pas attention, l'histoire va très bientôt débuter ! Je vous l'assure. Et ne faite surtout pas attention aux fautes de grammaires, je suis tout simplement d'une nulité incomparable ! =P
Donc, merci de m'avoir lu, et en espérent garder votre soutiens !
Bizoue <3
P.S : Si vous aimé faire des montages, j'en aurais grandement de besoin, sinon, je resterai avec mes image neutre. =)