Résumé

Résumé
Invisiblement l'amour






Tracy, 16 ans, habite chez sa mère dépourvus de la tragique mort de son père, lorsqu'elle était jeune. Mais c'est dans ce petit village qu'elle rencontra un garçon de son âge plus qu'insolite qui mène une vie très particulière, solitaire. Qu'est-ce qui se cache derrière cette personnalité étonnante, remplies de surprises? Tracy le saura assez vite, sans en être devenus complètement folle vu la circonstance inhabituelle.


La mort n'est qu'une renaissance. La vie, un rêve... Dans mon rêve, il était là, seule moi pouvais le voir, mais pourquoi ?



HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHPROLOGUEHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH




Je voudrais bien être persuadée que tout ça n'est que des âneries, qu'il se moque sans ambages de ma personne, mais je n'y réchappai pas. Malgré l'irréaliste dans cette obscur histoire, je le cru sans en ressentir un moment de folie en moi. Il y a quelques mois, j'aurais eu que de difficulté à le croire, mais après m'être familiarisé à ses étranges habitudes, je n'eus d'autres choix que de laisser le réaliste de côté. Dans la pénombre obscur de la forêt, je suivais ses pas, nonchalant, n'ayant aucune idée de l'endroit où pouvait-il bien m'amener. Je laissai ma crainte de côté pour laisser un sourire se dessiner sur mes lèvres. C'était quand il fit volte-face que je me figeai, observant sur son visage une moue étrangement trop fébrile à mon goût.

Malgré ces dangers hasardeux , je n'arrivais pas à regretter mon choix qui restera sans aucun doute, irrévocable.

Je verrais toujours la vie d'une manière décente, mais la mort, par-contre, ne restera que de mystère devant la vivante que je suis...


_______________________


Tracy Dubé --> Alexis Bledel
Emmanuel De Lacourt --> Jesse McCartney
Samuel De Lacourt --> Hayden Christensen

[...]


# Posté le lundi 14 juillet 2008 16:34

Modifié le jeudi 07 août 2008 11:37

Premier chapitre.

Premier chapitre.

Après mure réflexion, changer d'école n'allait pas être si funeste que je ne le craignais. J'aurais bien aimée me le faire avaler, mais ma conscience n'était que plus palpable. Je déteste irrévocablement le premier jour d'école. Les gens nous reluquent sans gêne, nous scrutant sans permission, interdit. Si nous faisions la moindre petite bêtise, quel qu'elle soit, on en endentera parler jusqu'à la fin de notre pauvre vie.
Et c'est l'idée de ma mère, aussi, tout ça ! Alors que nous étions dans une petite maisonnette paisible, elle a aussitôt décidée, en un éclaire, de déménager pour s'installer minablement dans un pauvre village, sous un toit qui datait de deux siècles, déjà. J'aurais bien aimée m'installer avec mon père, mais hélas, il a perdu la vie dans un accident de voiture. À mon grand accablement, il n'a pas réussi à vaincre la mort...
J'ai aussi vue la mort de très près. J'étais présente lorsqu'il a perdu la vie. Mais moi, inexplicablement, j'ai survécue.
C'est donc, macabre, que je regagnai ma chambre, non sans avoir souhaiter à ma mère de passer une bonne nuit. Je lui en voulais encore un peu, mais elle était ma mère et ça, je ne pouvais le nier.
Dehors, il pleuvait à en boire debout, mais j'adorais les soirs de pluie. J'aime la sensation que l'on ressent lorsque les gouttes frôlent ma peau. Et, la plupart du temps, les soirs de pluie, il n'y a personne au alentour pour me regarder de façon indécente, comme si je serais une folle à lier.
J'en voulus alors à ma mère de m'empêcher de sortir, après vingt heures, le soir. Sale mère poule !
Soupirant, nettement agacée, je me laissai tomber sur mon lit. Mais, aussitôt, je sursautai, semblant avoir entendus un bruit inexplicable. Me redressant à l'instant, je balayai ma chambre de vue et me jetai, anxieuse, de mon lit, replaçant un livre à plat que j'étais sûre d'avoir agencée perpendiculairement contre le mur, tout à l'heure.
Ce genre de truc commence vraiment à me faire perdre la tête ! Depuis l'emménagement, ça ne cesse de continuer à chaque soirs et c'était plus qu'irritant, certes. Voilà à sa place, je le contemplai, l'½il attentif, puis faisant volte-face, j'aperçus que ma fenêtre se trouvait à être entrouverte.
« Argg ! J'en n'est plus qu'assez de tout ces imbécillités ! » soufflai-je entre mes dents, bien plus qu'exaspérée. »
Soyons réaliste, les fantômes n'existent pas, mais je doutais quand même d'une minime existence de leurs parts. J'ai même déjà criée « Allez, manifestez-vous ! » et ma mère s'est à l'instant hissée dans ma chambre, tourmentée. Je n'eus l'air que d'une dingue névrosée.
C'est, craintive, que j'enfilai un pyjama pour me glisser sous les draps, la conscience échauffourée.
Jamais je n'allais réussir à dormir avec de pareils circonstances, certes ! Mais je parvins néanmoins à m'endormir, soudainement apaisée, comme si quelqu'un me fredonnait une berceuse à l'oreille, mais à si base voix que je constatai que mon imagination me jouait maladroitement des tours.

La lueur ensoleillée provenant de la fenêtre me réveilla peu à peu, puis c'est en sursautant que j'arrivai sans peine à me réveiller. Me rappelant exactement de la journée qui m'attendait, des palpitations plus accélérées qu'à l'habitude se sont forgées dans ma poitrine. Je n'étais qu'une petite trouillarde ! Je ne devrais pas craindre la première journée d'école comme je le démontre si bien ! Et habituellement, il se trouve que, l'opinion des gens, je m'en moque royalement.
Malgré ces pensées réconfortantes, mon c½ur ne réussit pas à retrouver son rythme normal.
J'enfilai la première ensemble de vêtement qui me tombèrent sous la main – franchement, comment je m'habille, j'en ai strictement rien à foutre – et je descendis, le pas rapide, comme hâtive, les escaliers pour accomplir ma routine matinal.
Sylvie, ma mère, était déjà en route pour le travail quand j'aperçus un petit bout de papier sur la table et un assiette de fruits coupés régnait à son côté.
Je lus de sa piètre écriture :
« Passe une belle journée, ma puce. Ne fais surtout pas de bêtise et n'oublie pas de sourire, tu vas vite te faire des amis !
Je t'ai préparé un déjeuné. J'avais peur que tu ne l'épargnes.
Je t'aime Tracy d'amour !
Bisou. »


Je souris en dévorant la lettre des yeux, puis m'attaquai irrévocablement à mon assiette de fruit, affamée.
Pfff ! Ne fais pas de bêtise ! Je suis du genre à faire des bêtise, moi ? Soupirant, je finis mon assiette, puis, jetant mon sac sur mon dos, je sortis, le pas chancelant et les traits épuisés, de la maison pour marcher ainsi pendant quelques minutes.
Mais c'est lorsque j'entendis des pas derrière moi que j'accélérai le rythme, non sans m'en rendre compte. Je posai minutieusement un regard derrière moi et perçus un garçon d'à peu près mon âge.
Je continuai ma route, faisant comme s'il était invisible à mes yeux.
D'un bref coup d'½il, j'ai pus distingué qu'il avait les cheveux bruns clairs, à voir, blond et j'ai aussi perçus ses yeux bleus tel l'océan, aussi perçant qu'un regard de guépard. Je continuai donc ma course accélérée, faisant mine de ne pas m'écrouler sur le sol.
En fait, je l'avais espérée, mais c'est se qui est déplorablement arrivé. Restant sur le sol, je l'aperçus me reluquer, mais tout en ne portant aucune attention à ma chute. Me relevant, chancelante, et m'essuyai le derrière avec agacement. Il a alors laisser un souffle de rire s'échapper de sa bouche, comme s'il daignait avoir peur de ma réaction.
Il ose donc se moquer de moi ?...
- Ah et c'est drôle de voir les gens se blesser sans avoir l'amabilité de l'aider ! Grognai-je sans euphorie.
Et alors, il se figeai. Il parut nettement étonné, le souffle coupé. Non, je ne crois pas que cela vient de ma réplique sans raison, mais plutôt autre chose... Il resta de marbre, tel une statue, sur le trottoir trempé par la pluie de la veille.
Je relevai son regard trop indiscret à mon goût, ne voulant que céder, mais mon regard restai cloitré. Portant enfin, avec concentration, le regard sur autre chose que ses yeux perçants, je fit volte-face, puis continuai ma route, non sans hébétude. Il a cédé sa poursuite et est partit, anxieux, de son côté.
Je trouvais son comportement complètement absurde, certes, mais je n'arrêtai pas de penser à lui et à sa réaction de tout la journée. Je ne l'ai pas repéré, ni dans l'immeuble, ni dans les alentours de l'école. Je trouvais d'avantage que cette situation se révélait plus que troublante.
J'ai, pendant l'heure du midi, omis de penser plus d'une seconde à sa personne et ça a difficilement marché. Je réussis à avoir une conversation acceptable avec une fille qui était dans plusieurs de mes cours. Sarah, qu'elle portait le nom. Elle était gentille, certes, mais très bavarde et maladroite. Elle cassait tout se qui bougeait. Mais elle a finit par être assez charmante, attachante. Elle avait de long cheveux noirs et les yeux verts forêts. J'en devenus presque jalouse. Moi, cheveux pathétiquement brun claire et les yeux marron. Je portais des vêtement de n'importe quel marque et je me teintais pas les cheveux en blond ! Vive la différence !
Je voulus lui demander si elle connaissait le garçon que j'avais croisé sur ma route, ce matin, mais j'hésitais drôlement plus que je ne le craignait.
- Est-ce que tu connais un garçon... je... je ne sais pas trop son nom, commençai-je, balbutiant. Il est assez grand, repris-je d'un voix égale, et il a un corps assez entretenus. Il a les cheveux blonds et les yeux bleu océan.
Elle me reluqua comme si j'étais une demeurée. À mon grand accablement, elle ne connaissait aucun garçon qui convenait à ma description.
- Non mais, si je l'aurais rencontré un jour, je ne le laisserais pas partir comme ça ! Répliqua-t-elle d'un sourire narquois.
Mes rire accompagnèrent les siens, mais je ne trouvais sa blague qu'absurde et immature. Enfin, je devrais sans doute m'habituer à son humour assez peu courant, d'où je venais.
Je soupirai, apercevant ce mystérieux garçon obnubiler mes songes.

La journée a mit ses fins et c'est d'un pas presser que je regagnai l'endroit où je m'étais fracassée sur le trottoir, mais personne d'autre que moi s'y trouvait, à ma déconcertante déception. Soupirant, déçue, je regagnai mon chez moi et fis mes devoirs avant de préparer un repas surprise à maman, qui va être, en passant, euphorique en entrant. Je n'avais rien à faire de plus intéressant, je dois l'admettre.
Tournant mes pâtes, j'entendis un coup à la porte et un deuxième, hésitant. Curieuse de voir ma mère rentrer si tôt, je me ruai sur la porte, l'ouvrant. Mais aussitôt ouverte, je restai de marbre devant le seuil. Personne n'y était. Ah ! Sales gosses, ils ne savent pas quand s'arrêter !
Je vous préviens, si vous recommencez, j'appelle la police, c'est bien compris ? Hurlai-je à cette bande, certaine qu'ils m'entendent dans leur petite cachette.
Mais aussitôt que j'allai refermer la porte, une silhouette noire, j'aperçus, puis la peur me monta instantanément à la tête. Je barricadai la porte, la claquant très fort, ce qui a provoqué un bruissement inquiétant pour les voisins. C'est la que trois coups sûrs frappèrent la porte. Je méditais subtilement comment liquider un agresseur, puis, c'est sur mes gardes que j'entrouvris la porte.
Ce que j'y aperçus me valut un ahurissement. C'est a dire : j'avais la bouche grande ouverte et des yeux ronds comme des balles.
Ça y ai, je fulminais.
- Toi ?! M'exclamai-je d'un tond dur, mais mauvais, apercevant le garçon que j'avais croisée, ce matin même..
Il parut encore une fois étonné. Aussi étonné que ce matin, mais à la fois intrigué.
- Alors, c'est donc vrai... murmura-t-il d'une voix basse, si basse que je crus bon penser qu'il se parlait à lui-même.


_________________

Bon, je tiens à souligner que les début d'histoire sont toujours lassant, un peu... Alors, ne faite pas attention, l'histoire va très bientôt débuter ! Je vous l'assure. Et ne faite surtout pas attention aux fautes de grammaires, je suis tout simplement d'une nulité incomparable ! =P
Donc, merci de m'avoir lu, et en espérent garder votre soutiens !

Bizoue <3

P.S : Si vous aimé faire des montages, j'en aurais grandement de besoin, sinon, je resterai avec mes image neutre. =)

# Posté le mardi 15 juillet 2008 09:47

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:33

# 2

# 2
Furibonde, je rétorque :
- Mais ça t'amuse d'effrayer les gens, comme ça ? M'emportai-je, hors de moi.
Sa moue anxieuse se transforma soudain en un sourire narquois.
- Je t'ai effrayée ? Me questionna fièrement l'inconnu sur le seuil de ma porte. J'ai crus que jamais je n'y arriverais ! Souffla-t-il pour lui-même.
Je le toisai durement, pour ensuite refermer la porte à son nez, hors de moi. Mais il a instantanément enrouler ses doigts autour du cadre de la porte pour m'empêcher d'exécuter mon geste.
- Laisse-moi ! sinon j'appelle les flics pour harcellement, je te préviens ! Menaçai-je le sublime clandestin.
J'aperçus alors la couleur de ses yeux. Ils n'étaient pas de couleur bleus, non, je m'étais abusée, ils étaient verts pommes. Pourtant, j'étais sûre d'avoir bien remarquée...
- Qu'est-ce qu'il se passe, Tracy ? Me demanda-t-il, soudain inquiet.
Déconcertée, je posai mes points sur mes hanches.
- Et d'où tiens-tu mon nom ? Dis-je d'un voix calme, mais je fulminais de rage, à l'intérieur.
Il remarqua alors la pluie exagérément abondante à l'extérieur, puis demanda :
- Je peux entrer ?
Je plissai le front, déroutée.
- Et tu as le culot de t'inviter chez moi, alors !?
Il sourit – son sourire était plus beau que jamais – et a crut bon souligner :
- Je t'expliquerais tout ça à l'intérieur.
Hésitante à le laisser mettre le pied dans ma demeure, je méditai tranquillement. Toujours sur mes gardes, le téléphone aussitôt dans ma main, je le laissai entrer au sec, l'admirant retirer ses chaussures, ôter sa veste, l'accrochant au porte manteaux et se secouer un peu, car il dégoutait.
Il me suivit vers la cuisine et je me ruai vers le chaudron, débordant de tout bord, pour arrêter le feu. Mon repas était maintenant tombé à l'eau !
Ronchonnant ma mauvaise humeur, je me retournai à une vitesse incroyable vers lui, le regard mauvais.
Il était drôlement tombé sur une mauvaise journée, le pauvre.
Je l'invitai maladroitement à s'asseoir sur une chaise où il entremêla ses doigts les uns aux autres, le dos drôlement droit et le visage apaisé. Je me positionnai dans cette même posture, mais par-contre, je n'éprouvais aucune aise à cela.
- Alors... ? Elles viennent quand, ces explications ? Bougonnai-je de mauvaise grâce.
Il inspira profondément par le nez et je crus constater qu'il avait alors regretter d'avoir poser le pied sur le seuil.
- Quel politesse ! S'étonna ironiquement le garçon.
Il essayait de gagner du temps, méditant surement sur ce que diable allait-il me raconter.
Je me levai, maladroite, pour aller me verser un verre d'eau, m'apercevant de ma soif incomparable.
- Tu en veux un ? Demandai-je, intimidée par son regard trop insistant et déplacé.
Il refusa poliment l'offre d'un hochement de menton.
J'avalai d'une traite l'eau, puis le questionnai.
- Au fait, tu sais mon nom, mais moi, j'ai aucune idée du tien !
- Je m'appelle Emmanuel De Lacourt et j'ai 17 ans. Inutile de te présenter, certes.

Je le toisai, revenant à ma place de départ.
De Lacourt ? Cela me rappelait les vieux films que j'aivais visionnés avec mon père, il y a longtemps. Je décidai de classer cet information dans un coin de mon cerveau.
- Comment sais-tu tout ça ? Tu m'espionnes ?
Un sourire narquois, mais craintif se dessina sur ses lèvres. Il haussa les épaules.
- Ta mère arrive bientôt, me souligna-t-il d'un sourire victorieux.
Oh, il croyait s'en tirer à si bon compte ? Il rêve en couleur !
- D'une minute à l'autre, je sais... soupirai-je, de mauvaise grâce.
- Et comment expliqueras-tu à ta mère ma présence ?
- Je vais lui raconter que tu as forcé la porte et que tu as tenté de voler des objets de valeurs
, dis-je d'un tond égale, mais emplit de menace.
- Tu es d'une absurdité déconcertant, petite !
Et il s'est levé et a quitté la salle sans expression déchiffrable, puis s'en ai aller sous la pluie.
Après avoir réalisée tout ça, je me secouai, puis courus sur la porte et l'ouvris.
- N'oublie surtout pas ! Tu me dois des explications ! Criai-je à nouveau, mais en sachant très bien à qui je m'adressais et qu'il m'entendait.
Aucune voix n'est sortit de nul part. Je décidai, après plusieurs secondes d'attente, de refermer la porte et de me concentrer sur le repas. J'entendis alors des pneu couiner dehors et c'est avec une vitesse ahurissante que je décollai les pâtes fixées au fond du chaudron. Je rajoutai la sauce que j'avais accomplit avant l'arrivée soudaine d'un voleur, souhaitant s'enrichir. Tout était prêt lorsqu'elle entra. Elle huma l'odeur provenant de la cuisine.
- Mmm, ça sent drôlement bon, ma chouette ! Me complimenta-t-elle de son sourire enfantin.
Je la remerciai puis déposai les assiettes sur la table.

Après avoir tout avalé, je souhaitai bonne nuit à maman, puis allai prendre une douche vite faite, pour ensuite entrer dans ma chambre. La fenêtre était de nouveau entrouverte et c'est avec fulmination que je la refermai brusquement.
Mais que se passait-il, à la fin ? J'en avais assez de cette maison maudite !
La conscience embêtée par le sublime inconnus, qui portait comme nom : Emmanuel De Lacourt, je me glissai rapidement sous mes couvertes, complètement gelée.
Je ne réussis qu'à m'endormir après minuit, songeuse.
Pourquoi avait-il apparut en un clin d'oeil ? D'où lui venait tout ces informations, sur moi ? Cela m'inquiétais bien plus que tout à l'heure, certes, mais ma colère l'est d'avantage. Avec peine, je réussis à m'endormir durement, sombrant.

Ce matin, je me réveillai plus tôt qu'à l'habitude et c'est après m'avoir habillé que je descendis, fatiguée, les escaliers, apercevant ma mère lire son journal matinale, buvant soigneusement son café. Elle leva aussitôt les yeux sur moi et me sourit aimablement, mais son sourire s'effaça aussitôt, comme si elle venait d'avoir une autre idée en tête. Elle déposa journal et café sur la table, se dirigeant vers l'entrée.
- Euh... Chérie, tu sais à qui ça appartient ? Me questionna-t-elle me distinguant la veste qu'Emmanuel. Il l'avait abandonné sur le perchoir, hier soir. Oh oh... Comment allais-je expliquer la situation à ma mère ?
- Euh... (Voilà, j'ai troué !) C'était à papa, tu ne te rappelles pas ? Il me manque... J'ai voulus sentir une autre fois son odeur, tu comprend ? Mentis-je assez aisément, faisant une moue attristée.
Elle me dévisagea, puis finit par humer l'odeur de la veste à qui elle croyait être a papa et finit par me faire un sourire de sympathie, pour ensuite humer l'odeur.
- Merci de l'avoir saupoudré de parfum, parce que ton papa ne sentait pas les roses ! Finit-elle par décrétée, rigolant.
Je lui souris, regagnant la veste. Elle repartit donc vers la cuisine, reprenant sa routine matinal.
Je suis curieuse de voir s'il camoufle quelque chose dans ses poches... Il n'en saura rien, après tout !
C'est avec un sourire narquois que j'entrai ma main dans l'une des poches : rien ne s'y trouva. Puis dans l'autre, un morceau de papier se cachait au fond et je m'en emparai, hâtive.
L'ouvrant, je lus d'une belle écriture :

« Je savais bien que tu n'allais pas t'empêcher de fouiner dans mes affaires !
Rejoins-moi aux balançoires, dans le parc, à vingt et une heure. Je sais que cela t'ai interdit, mais c'est nécessaire si tu ne veux pas te faire passer pour une folle à lier. Essais de persuader ta mère, tu trouveras vite un mensonge convenable.


À ce soir, Tracy.

P.S : Viens seule, cela sera plus convenable.

Emmanuel. »


Je dois avouer que je suis rester de marbre devant cette invitation surprise. Premièrement, comment savait-il que j'allais fouiner dans ses affaires ? Et quand est-ce qu'il l'a écrit, cette lettre ? Soupirant devant ces interrogations inules, car personne n'allait me répondre, j'allai me préparer, la tête emplies de questions.
__________________

SUPER MONTAGE FAIT PAR ELLE



CHANGEMENT DE RÔLE. TRACY SERA DÉSORMAIS INTERPRÉTÉE PAR ALEXS BLEDEL.

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 10:16

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:32

# 3

# 3
Après avoir finis, je marchai sur le trottoir, regardant attentivement de tout bord. Simplement question de vérifier qu'il n'était pas là. Et hélas, il ne l'était visiblement pas. Arrivée à l'école, je rejoins Sarah d'un pas chancelant. Je n'avais qu'une seule envie : d'être seule et de réfléchir. Mais elle m'invita de la main à venir les rejoindre, elle et sa bande.
- Alors, Tracy ! Tu l'as revus ? S'empressa-t-elle de me demander, m'invitant à m'éloigner de la troupe.
Je méditai sur ce que j'allais lui répondre. La vérité ou le mensonge ? Après tout, je ne la connais que depuis deux pathétique journées !
Il serait peut-être préférable que je ne lui parle pas de la mésaventure d'hier soir, vu qu'Emmanuel souhaite que je sois accompagnée de personne, quand je le rejoindrai.
- Euh... non, mentis-je, tournant le regard.
- Zut ! Se lamenta-t-elle.
Je soufflai un petit rire, continuant de marcher vers ma case pour y prendre mes cahiers du prochains cours.
La journée à été lamentablement plus longue que je ne l'aurais crue. Je ne cessai, aussi, de penser à Emmanuel, bien que je me suis fait la promesse de ne pas y songer pendant les heures de cours. Je me suis aussi concentrée à inventer un mensonge qui justifiera ma douteuse absence, à vingt et une heure. Mais je ne me suis arrêtée sur aucun choix convenable. Je vais devoir improviser, à ce que je vois !
Il ne reste que trois petite heures avant le supplice et mon c½ur ne cessait de s'en tenir à un rythme cardiaque normal. J'étais excitée à l'idée de revoir ce mystérieux garçon et de savoir aussi comment sait-il tout ces information, sur moi ! Certes, cela m'irrite et me gêne d'avantage. S'il avait l'habitude de m'espionner, je ne sentirais aucune joie, à cela !
J'ai bien pensée à tout ces anormalité de sa part et j'eus aucune réponse potable à son égard.
Après le souper, je me suis forger une scène entre ma mère et moi, avant de lui en parler tout court.
Nous étions devant l'évier, faisant la vaisselle. Elle avait le visage apaisé et elle semblait assez euphorique. Je me permis donc de lui dire un mot.
- Alors, maman, tu as passée une bonne journée ? Demandai-je, maladroite.
Elle parut étonnée, au départ, mais finit par retrouver une moue fatiguée.
- Ah ! Je n'est pas arrêté de courir ici et la ! Je suis épuisée. Et toi ?
Essuyant un bol de plastique, je ne sus que lui répondre :
- Très bien. ( C'était un mensonge éhonté ) Maman, je vais m'occuper seule de la vaisselle, ça me fera très plaisir. Tu as l'aire épuisée, dis-je d'un aimable sourire.
Encore une fois, elle parut surprise, mais elle a finit par accepter, ce doutant de quelque chose. Elle s'est donc assise sur une chaise berçante, le front plissé.
Il ne me reste que cinq minutes ! Il faut à tout prix que je lui en parler, sinon, il risquerait peut-être de filer.
- Maman... commençai-je, les lèvres pincées.
Elle leva le menton, souriant, triomphante. Elle avait sans doute prévus tout ça !
- Je dois m'absenter pendant une ou deux heures... Là... maintenant... osai-je, interdite.
Elle fronçai les sourcil, nul trace de sourire.
- Il n'en ai pas question, ma puce ! Il est vingt heure passée, refusa-t-elle en replongeant son regard à la télévision.
J'en ai conclut alors que la discussion s'en tenait là. Ô non !
- Mais maman, c'est pour un devoir ! J'ai besoin d'y aller. Si tu n'as pas l'intelligence pour acheter un ordinateur, ce n'est certainement pas de ma faute !
Elle me lança un regard féroce. Oups ! J'aurais du épargner la fin de ma phrase...
- Non... c'est que... je veux dire... Ah ! soupirai-je. Maman, j'en ai réellement de besoin. S'il-te-plait.
Elle resta sur ses gardes, me regardant d'un oeil attentif.
- C'est en quel matière ?
- Français
, répondis-je aisément.
C'était la seule période qui me vint à l'esprit.
Après l'avoir vus replonger son regard dans le téléviseur, je crus bon constater qu'elle méditait pendant quelques instants. Je la laissai donc faire, les doigts croisés.
- C'est d'accord... MAIS ! Tu revient avant vingt deux heures et demi !
Je poussai un cri strident, sautillant. Apparemment ma réaction lui a valut un doute plus creux que celui d'avant.
- Je... j'aime le français.
Elle roula les yeux, soupirant.
- Merci m'man ! Je dois filer ! Je t'aime ! Hélai-je de l'entrée, coupe vent sur le dos et sortis dehors, de bonne grâce.
D'après moi, j'aurais droit à un intéroguatoire, lorsque je vais rentrer. J'étais beaucoup trop excitée à son goùt.
Pourquoi j'étais tant ravie de le voir, ainsi ? Parce j'avais mille questions à le lui poser et je voulais en avoir le c½ur net. Je marchais rapidement, les main dans les poches, ayant peur d'arriver en retard. Lorsque j'arrivai au parc, personne ne s'y trouvait. Soupirant, je constatai que mon retard l'a fait fuir. Je soupirai, tournant les talons, étonnement déçus.
- Mais où est-ce que tu crois aller, comme ça ? Me demanda une voix masculine, derrière moi.
Je me retournai vivement, radieuse de voir enfin son beau visage.
- Mais où étais-tu ? Demandai-je, intriguée de ne pas l'avoir aperçus avant.
Il ignora royalement ma question, se retournant pour m'inviter à m'asseoir sur une balançoire, d'un sourire éblouissant.
Je m'assis confortablement et je sentis alors ses mains pousser légèrement mon dos. Il me balançait. Je souris, trouvant cette situation drôlement enfantine. J'étais l'enfant et lui le parent.
- Alors, pourquoi as-tu choisis une heure si tardive ? Nous aurions pu se retrouver ici après les cours, je sais pas... tentai-je, regardant l'horizon.
Le vent soufflait agréablement dans mes cheveux et j'aimais ça. Il continu me donne des petits coups dans le dos, méditant, je suppose. Je ne pus voir sa réaction et je crois savoir pourquoi avait-il insisté à me balancer.
- Parce que tu aurais eu l'air d'une folle, je te l'ai écrit, dans la lettre, répondit-il, sec. Je savais que tu réussirais à trouver un mensonge valable, s'esclaffa-t-il, par la suite changeant soudainement de sujet. Qu'as-tu donc inventée ?
- Un devoir de français.
- Quel imagination !
- Rien d'autre que ça ne m'est venu à l'esprit à cet instant
, me défendis-je, offensée par son sarcasme.
Il interrompit le silence qui venait de s'installer, si ce n'est que des crissements futiles de la balançoire.
- Et que crois-tu que ta mère dirait, si elle te voyait avec moi, ici ? Demanda Emmanuel, sérieux.
- Pourquoi cette question ? M'enquis-je soudainement intriguée.
Il a aussitôt ignoré ma question pour poser le regard à l'horizon et a arrêté ses faibles coups dans mon dos.
- Tracy, fais comme si je n'étais pas là, chuchota-t-il en regardant une bande de jeunes déambuler proche d'ici, s'approchant. Ne dis pas un mot et continus à te balancer, c'est compris ?
Hein ? J'étais plutôt déconcertée devant ses insolites demandes.
- De... essayai-je de commencer.
- Pas un mot ! Me coupa-t-il, strict.
Plissant le front, j'obéis et me concentrai soudain à me balancer convenablement devant la bande intimidante, contenant quatre garçons de fortes tailles. Je regardai aux alentours, admirant le coup d'oeil, regardant tout, sauf en leur direction. Je les entendis aussitôt ricaner dans leur coin, me pointant du doigt. Je cessai immédiatement de me balancer, remarquant à quel point j'avais l'air idiote.
Je posai un regard derrière moi, dévisageant Emmanuel, un beau gros point d'interrogation dans le front.
- Mais qu'est-ce que... essayai-je de le questionner, à faible voix.
- Je t'ai dit de te taire, Tracy ! C'est pour ton bien, je t'expliquerai.
Je ronchonnai dans ma barbe. Tu parles, qu'il m'expliquera tout ça ! Ma confiance en lui n'a même pas eu le temps de naître ! Je soupirai, regardant innocemment le ciel.
Soudain, l'un des garçons s'approcha de moi, suivis de sa bande, à l'arrière. Ils avaient tous un sourire narquois scotché au visage, ne regardant que moi, ne daignant même pas poser un futile regard à Emmanuel, qui lui, était, ma foie, trop tendu à mon goût.
Le plus costaud prit la parole.
- Alors alors alors... À qui est-ce qu'on parle, comme ça ?
Son tond était emplie de sarcasme.
- Ne leur parle pas de ma présence ! Intervient Emmanuel, toujours derrière moi.
Je fis une moue désorientée. Les garçons continuâmes de me reluquer de façon exagéré, ne portant, encore là, aucune attention à Emmanuel.
Quelqu'un peut me dire qu'est-ce qui ce passe avant que je n'atteigne l'hôpital psychiatrique!?
- À... à personne, bredouillai-je, maladroite, bien que j'essayais d'avoir un tond dure et ferme.
- Bien, complimenta le blond derrière moi, aussi inactif qu'une statue.
Je ne savais plus quoi penser. Ma tête était emplie de questions, tant que j'en ressentis une certaine douleur.
J'avais, certes, l'intention de ne pas le laisser filer avant d'avoir obtenus des explications de sa part de tous ces anormalités !
- Que diable fais-tu ici, si seule, à une heure si tardive ? Questionna le maigrichon.
Seule !? Ils sont donc aveugles !
- Dit leur immédiatement que tu dois rentrée chez toi ! M'obligea Emmanuel d'un tond ferme.
J'espère avoir de bonnes raisons de mentir, cette fois-ci ! J'étais tourmentée, tellement, que j'en eu le tournis. Titubante, je me jetai hors de la balançoire.
- Je... je dois rentrer, obéis-je aux ordres de l'apollon.
Le plus beau de la bande s'approcha de moi, le pas rapide, repoussant avec une délicatesse surprenante, les cheveux que j'avais essayer de camoufler par dessus mon visage. Je tressaillis, craintive. Emmanuel se figea, s'approchant d'un pas discret de moi.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 10:15

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:34

# 4

# 4

- Non, pas déjà ! Nous n'avons même pas eu le temps de faire connaissance ! Se lamenta-t-il, l'air faussement attristé. Quel est ton nom, ma jolie ?
- Ne lui répond surtout pas ! Montre-lui que tu n'as pas peur de lui, m'ordonna maintenant Emmanuel.
J'obéis, confuse.
- Je n'ai absolument pas le temps de faire connaissance avec de pareils idiots !
Les tremblements dans ma voix me trahissaient aisément.
- Je ne t'ai pas dit de les provoquer, non plus ! S'entêta le blond en se tapant le front d'une main, levant les yeux au ciel.
Je trouvais la circonstance assez rigolote, mais la peur fit surface.
Le chef de la troupe haussa les sourcils, faussement étonné.
- Oh ! Alors tu as le culot de nous traiter ainsi, tant dis que nous, nous agissons comme de vrais gentils-hommes ? Mmm, ça, ce n'est pas très gentil...
Il s'approcha de moi, lentement, un sourire narquois aux lèvres. Je l'évitai, reculant un peu plus vite que lui. Qu'avait-il l'intention de faire, avec moi ? Y pensant bien, je frémis, affolée.
Emmanuel semblait aussi effarouché que moi. Ce n'est pas lui qui est dans ma peau !
- Tu as peur ? Me demanda le chef, une moue ironiquement inquiète au visage.
Il approcha lentement sa main à m+a joue, très délicatement. Mon c½ur ne cessait de vouloir se contenter d'un rythme normal.
- Cris ! M'ordonna Emmanuel. Cris de toutes tes forces !
Le dévisageant, j'avalai ma salive, esquivant la main de l'agresseur.
Et c'est là que j'aperçus la couleur des yeux d'Emmanuel. Cette fois, je ne m'abuse pas. Ses yeux ont encore varier de couleur ! En l'occurrence, ils étaient d'une couleur d'encre. Ça en faisait presque peur. Je n'étais pas folle ! Cette fois, il ne pourra pas m'échapper !
- Mais qu'est-ce que tu fais ? Obéis et maintenant !
La main du garçon était fin poser sur ma joue. Il me tira par le bras, m'attirant de force vers lui.
Aussitôt, j'ouvrai la bouche et essayai de lancer un cri d'alarme, mais une boule dans ma gorge l'interrompit.
Les quatre garçons rigolèrent au éclat.
- Mais que tentes-tu de faire là, toi ? Tu n'essaierai pas d'appeler à l'aide ? Rigola le brun, le chef.
Encore une fois, des rirent monstrueux me retentirent dans les oreilles.
- Il n'y a personne à l'entoure, ma belle, continua le garçon en me désignant de sa main, aucune maison, aucune voiture. Nous somme seuls, toi, moi et mes copains, c'est amusant, tu ne trouves pas ?
Il caressait mes cheveux comme si j'étais un chaton. J'aperçus un liquide chaud couler sur mes joues. Je pleurais.
- Tracy ! Mais qu'est-ce que tu attends, défend-toi, bon sang ! Hurla Emmanuel, plus alarmé que jamais.
J'ai eus alors la soudaine idée de porter mes dents à la main qui recouvrait ma bouche et de la morde de toutes mes forces, jusqu'à ce qu'il finisse par me laisser brusquement tomber par terre, hurlant sa douleur.
- C'est bon ! Maintenant, lance un cri d'alarme !
Un cri strident – trop – pour les oreilles leurs valut une grimace.
- La-ferme ! M'ordonna le plus grand, les mains plaquées sur ses oreilles.
J'ignorai sa demande – si je puis appeler cela ainsi – et continuai, sans inquiétude pour leur conséquence.
Les quatre finirent par courir, percevant des glapissements de chiens aux alentours. Ils s'aventurèrent ainsi dans la forêt obscur, sans dire un au revoir.
Mon cri s'estompa et, tremblante, je m'écroulai sur le sol. Je restai figée ainsi jusqu'à ce qu'Emmanuel vint s'accroupir à mes côtés, inquiet.
- Est-ce que ça va ? Osa-t-il après quelques minutes de silence.
J'avalai ma salive, refusant de dire quoi que ce soit. Titubante, je me relevai, mais mon pied entremêla mon autre, malhabile et je me vus m'écrouler sur le sol quand Emmanuel eu le réflexe d'enrouler son bras autour de ma taille pour m'attirer vers son torse.
Mais attention ! Rit nerveusement Emmanuel, la voix chevrotante lors du contact entre son torse et mon dos.
Il m'avait l'air, sois extrêmement étonné, sois inquiet. Ses réactions étaient si incompréhensibles.
Après m'avoir aperçus à qui appartenaient ces bras autour de ma taille, je les retirai aussitôt, froidement.
- Lâche-moi !
Et je fis volte-face, fulminant, quittant à pas rapide, mais malhabile, le parc, mâchoires et points serrés.
J'étais en colère, certes, mais il me devait certaines explications et j'eus peur que ma colère le fasse fuir. Qu'il ne veuille plus me revoir. Surtout après l'incident qui venait de se produire. Je ralentissais le pas, anxieuse malgré moi, mais continuai ma course, car des pas accélérées, j'entendais derrière moi. Ceux d'Emmanuel, me poursuivant.
S'il avait l'intention de me suivre, j'avais l'intention de fuir. Des larmes coulèrent encore sur mes joues, mais elles étaient là car la colère fit surface. Il me suivit ainsi, sans un mot, très discret. Il était si silencieux ! J'osai un léger coup d'oeil derrière moi, question de vérifier s'il était toujours au rendez-vous. Et il l'était.
Rendus devant la maison, des lumières s'ouvrirent à l'instant où je posai un pied sur le balcon.
Malheur !
Ma mère ouvra la porte à une vitesse effrayante, les points sur les hanches, les lèvres ne formant qu'une sorte de coeur. Elle aussi, n'avait pas remarquer la présence d'Emmanuel. Pourtant, moi, je l'aurais discerné dans une foule d'un million de personnes.
- Je t'attend au salon, dit-elle calmement, bien que je savais qu'elle fulminait de rage.
Et elle entra alors dans la maison, ne refermant pas la porte, me laissant libre d'entrer.
Je me retournai et aperçus Emmanuel souriant narquoisement, debout dans le parking. Il avança le pied et s'arrêta à peine devant moi pour me chuchoter :
- Je t'attend au deuxième. Je tiens à tenir ma promesse, cette fois.
Son souffle chaud caressa mon coup et je frémis aussitôt, frissonant.
Reprenant mes esprits, je le vis se diriger calmement vers les escaliers, que je l'interrompis aussitôt.
- Mais si ma mère te vois, je suis cuite !
Il s'esclaffa sans risque.
- Tu es absurde, Tracy ! Après avoir vus ce qui c'est passé, dans le parc ( me le rappelant, je tressaillis ) tu lances cette phrase !
Je réfléchis un peu, méditant sur le pour et le contre...
Les quatre garçons ont crus que nous étions seuls. Il n'avait pas remarquer la présence d'Emmanuel et ont crus bon penser que je parlais seule.
Ma mère aurait fait une crise cardiaque si elle avait su que je ramenais un garçon à la maison, mais, elle non plus ne l'a pas aperçut.
J'en conclus que je suis une folle à lier, souffrant de la schizophrénie.
- Ta mère n'a pas tout son temps, Tracy, me rappela le blond, maintenant rendus à la dernière marche.
Je me ressaisis et, jetant un coup d'oeil craintif à Emmanuel, j'avalai ma salive et me dirigeai vers le salon. Je m'assis donc sur le canapé, évitant le plus possible le regard qui tu de ma mère. Elle soupira, semblant complètement découragée et se pinça l'arrêt du nez.
Aie ! Tout ne va pas aller pour le mieux pour moi, ce soir !
- Écoutes, Tracy... Je t'ai permis de quitter la maison après ton couvre-feu et tu as délibérément enfreins mes règles.
- Mais maman, c'est que... tentai-je de commencer avant qu'elle ne me coupe la parole.
Il n'y a pas de mais qui tiennent, jeune fille ! Je vais diminuer ton couvre-feu d'une heure et il te sera interdit de sortir, ce week-end, déclara-t-elle d'un tond calme ( elle se contrôlait beaucoup trop ).
- Non !
-Tracy, il est vingt-deux passé ! Arrête de rouspéter et monte dans ta chambre !
M'ordonna-t-elle d'un doigt pointé vers le deuxième étage.
Je lui lançai des éclairs des yeux, puis me levai brusquement du canapé.
- Très bien ! Si c'est ce que tu souhaites tant ! Tu ne me verras pas de tout le week-end, soit en persuadée ! Hurlai-je, sans intérêt, interdite.
Elle ne répondit rien, restant de marbre à me regarder d'un air sévère.
Je lançai un cri strident, ronchonnant ma colère, tapant du pied, puis me dirigeai à grand enjambée vers ma chambre. En y entrant, je sautai sur mon lit, puis, prenant mon oreiller, je criai à tu-tête, le visage enfouis à l'intérieur. Elle me met complètement hors de moi. Je n'ai rien fait de mal ! Elle ne m'a même pas laisser le temps de me me justifier à ma juste valeur !
Soudain, un souffle de rire, j'entendis derrière moi. Je me retournai vivement, apercevant Emmanuel assit paisiblement sur une chaise, retenant ses rires, les lèvres pincées.
Je suis alors devenus euphorique en le voyant, sans vraiment avoir une raison valable... Mais, cela va de soit, je ne le laisserai pas paraître !
Je m'assis donc, en indien, sur mon lit, jouant inutilement avec mes doigts.
- Épargne un peu tes crises d'adolescentes ! La pauvre, elle ne va pas s'en remettre, dis soudainement le sublime blond, les yeux maintenant marrons.
Je le dévisageai, ignorant sa plaisanterie.
- Tes... tes yeux... bafouillai-je, le front plissé.
Il les détourna à l'instant.
- Quoi ? Demanda-t-il, plus froid que la glace.
Devant sa colère intimidante, je me tus, embarrassée.
J'ai aucune idée si je devrais avoir peur ou pas. Je le connaissais à peine... pas du tout, en fait, et lui, il sait beaucoup trop de chose à mon propos à mon goût.
Étrangement, aucun mot me vinrent à la bouche, contrairement à ce que je pensais, tout à l'heure. J'avais confectionné un interrogatoire, mais je dois dire que ma soirée avait été beaucoup trop tourmentée à mon goût et je fus prise de fatigue. Je crachai un bâillement monstrueux qui lui arracha un sourire.
- Je crois que tu devrais te reposer, Tracy, remarqua Emmanuel d'un sublime sourire.
Je hochai le menton.
- Tu ne t'en sortiras pas comme ça ! Le menaçai-je à basse voix.
Il roula les yeux, soupirant.
- Je sais, je te dois un minime d'explication... d'accord, de gigantesques explications, mais là, tu dois dormir. Je repasserai demain, promis.
- Mais ma mère ?
Il s'esclaffa.
- Tu n'as donc encore rien compris ! Je te croyais plus observatrice que ça !
Un autre bâillement épouvantable sortit de ma bouche.
- C'est que... je suis un tantinet... épuisée... marmottai-je, les yeux se refermant sur eux même.
- Un tantinet ? Rit Emmanuel, ne croyant pas du tout qu'un tantinet convenait à décrire mon épuisement.
Je hochai la tête, acquiesçant pendant que lui, avant de se volatiliser par ma fenêtre, me jetai un coup d'oeil intrigué, mais finit par sourire, apaisé.
- Bonne nuit, chuchota l'ombre dans la fenêtre, un accent de tendresse dans la voix.
Je me laissai tomber sous les couvertures, complètement vidée.


SUPERR MONTAGE FAIIT PAR ELLE

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 15:59

Modifié le mercredi 18 février 2009 12:35